Un an de prison requis pour violence policière envers un jeune migrant à Bruxelles

Le procureur Denis Goeman a requis, vendredi après-midi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, une peine d’un an de prison à l’encontre d’un policier prévenu pour avoir porté des coups ou provoqué des blessures à un migrant de nationalité soudanaise, avec circonstance aggravante de préméditation. Les faits se sont passés mardi soir à proximité d’un hôtel qui a accueilli des migrants durant la période de confinement, dans le centre de Bruxelles. Le policier prévenu pour avoir violenté un migrant soudanais de 18 ans mardi soir, lors d’une opération visant à contrôler l’interdiction de rassemblement liée à la pandémie de Covid-19, a dit regretter son geste. L’homme, qui travaille au sein des forces de l’ordre depuis 10 ans, a déclaré qu’il avait conscience d’avoir fait une erreur, affirmant qu’il avait eu « un coup de sang ».

Le procureur a argumenté que ces faits, commis à l’encontre d’une personne qui n’a à aucun moment insulté les policiers ou été violente, étaient « pour le moins interpellants », même si « la fonction de policier est difficile et demande beaucoup de sang-froid ».

Mardi soir vers 22h15, plusieurs policiers ont procédé à un contrôle musclé aux alentours de la place Anneessens à Bruxelles, où se trouvaient plusieurs migrants et sans-abri qui sont hébergés dans un hôtel proche depuis le confinement.

Les policiers ont ensuite emmené les migrants dans une camionnette pour les relâcher près du quai de Willebroeck. Un policier est suspecté d’avoir aspergé du gaz dans les yeux d’un jeune migrant soudanais après l’avoir plaqué contre un mur et d’avoir détruit son GSM avec sa matraque.