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Trump s’exprime devant le Congrès : discours sur l’Union en pleine tempête politique

À 79 ans, Donald Trump promet un « âge d’or » pour les États‑Unis et jure que ni le Congrès ni la Cour suprême ne l’empêcheront d’instaurer de nouvelles taxes sur les importations. Les élus républicains de la Chambre des représentants et du Sénat jaugeront ce chef à l’impopularité croissante, mais qu’ils n’osent guère contredire, à de rares exceptions près.


À 79 ans, Donald Trump transforme cet exercice institutionnel en un véritable meeting de campagne : il promet un « âge d’or » pour les États‑Unis, assure avoir « réglé » l’inflation et jure que ni le Congrès ni la Cour suprême ne l’empêcheront d’instaurer de nouvelles taxes sur les importations.

Un an plus tard, il est peu probable que le président américain, toujours plus désinhibé dans ses prises de parole publiques, fasse preuve de brièveté ou indique un changement de direction.

Dans l’hémicycle, les élus républicains de la Chambre des représentants et du Sénat apprécieront ce chef à l’impopularité croissante, mais qu’ils n’osent guère contredire, à de rares exceptions près. Les parlementaires démocrates espèrent eux que la rhétorique rancunière et violente de Donald Trump, qui pourrait lui être bénéfique pour la présidentielle, se retournera contre lui lors des « midterms », un scrutin traditionnellement difficile pour le président en exercice.

L’inflation, préoccupation numéro un des ménages ? Il déclare avoir résolu ce problème et promet de généreux allègements fiscaux.

Quant aux droits de douane ? Il insiste sur le fait que ni la Cour suprême, ni le Congrès ne l’empêcheront d’instaurer de nouvelles taxes douanières, qu’il considère comme des facteurs de renaissance industrielle et de rentrées budgétaires.

Les expulsions de sans-papiers, dont la brutalité choque de nombreux Américains ? Le gouvernement a mis fin aux opérations massives de la police de l’immigration à Minneapolis (nord), après la mort de deux manifestants abattus par des agents fédéraux, mais sans remettre en cause fondamentalement son approche.

Sur tous ces sujets, qui ont façonné sa force politique, Donald Trump a perdu du crédit auprès des électeurs, selon les enquêtes d’opinion.

Il a également aliéné de nombreux partisans de son mouvement « MAGA » (« Make America Great Again », « rendre sa grandeur à l’Amérique ») par sa réticence à aborder le dossier de Jeffrey Epstein, ce criminel sexuel avec lequel il avait des liens.

Des victimes de l’ancien financier, décédé en prison en 2019 avant son procès, assisteront au discours à l’invitation de parlementaires démocrates.