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Trump ordonne le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales, y compris l’ONU sur le climat.

L’exécutif américain a précisé que 31 organisations liées à l’ONU, dont la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), étaient concernées par le décret ordonnant le retrait des Etats-Unis de plusieurs organismes. Selon le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, ces organisations visées promouvraient une « idéologie progressiste » en dénonçant des campagnes pour « l’égalité de genre » et l’orthodoxie climatique.


L’exécutif américain a récemment annoncé que parmi les organisations concernées, 31 étaient en lien avec l’ONU, incluant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CNUCC), qui est le traité fondamental de tous les autres accords climatiques internationaux, signé en 1992 lors du sommet de la Terre à Rio. C’est dans le cadre de la CNUCC que l’accord de Paris de 2015 a été signé, dont Donald Trump a quitté une deuxième fois dès son retour à la Maison Blanche il y a un an. Lors de son premier mandat, il avait aussi quitté l’accord de Paris, mais pas la CNUCC, ce qui a permis aux États-Unis de continuer à participer aux conférences annuelles sur le climat. Le décret en question ordonne également le retrait des États-Unis du comité d’experts scientifiques de l’ONU sur le climat (Giec), ainsi que d’autres organisations dédiées à la protection de l’environnement, comme l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, l’Union internationale pour la conservation de la nature et ONU-Eau. Le climat n’est pas la seule cible de l’administration Trump, qui s’attaque aussi à d’autres principes défendus par les Objectifs de développement durable de l’ONU visant à améliorer l’avenir de l’humanité, y compris l’égalité entre les femmes et les hommes. Le décret publié mercredi annonce ainsi la sortie des États-Unis du Fonds des Nations unies pour la population, spécialisé dans la santé maternelle et infantile, ainsi que d’ONU-Femmes. L’Agence de l’ONU pour le Commerce et le Développement (Cnuced) figure également sur la liste.

Dans un communiqué, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a accusé les organisations visées de soutenir une « idéologie progressiste », dénonçant notamment « les campagnes pour ‘l’égalité de genre’ et l’orthodoxie climatique ». Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump applique sa vision de « l’Amérique d’abord ». En plus de l’accord de Paris, il a également décidé de retirer à nouveau les États-Unis de l’Unesco, l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture. De plus, il a quitté l’Organisation mondiale de la santé. Le président républicain a également réduit considérablement l’aide américaine à l’étranger, diminuant les budgets de nombreuses agences onusiennes qui ont dû réduire leurs activités sur le terrain, telles que le Haut-commissariat aux réfugiés et le Programme alimentaire mondial. De manière générale, il a lancé des critiques contre l’ONU, qu’il considère « très loin de réaliser son potentiel ».