Tessa Wullaert exprime ses inquiétudes concernant le championnat féminin en Belgique.
Westerlo devient le cinquième club à quitter la Super League sans avoir été relégué sportivement. Tessa Wullaert a dénoncé l’état des terrains en Serie A, décrivant certaines d’entre elles comme étant « un champ de patates ».
« Et encore une… encore une… Nous avons peut-être une équipe belge en barrages de la Ligue des Champions, mais cela donne malheureusement une fausse impression de l’état du football féminin belge« , a déclaré la joueuse belge, partageant un article annonçant le départ de Westerlo de la SuperLeague. Après Charleroi, le White Star, Alost et Malines, Westerlo devient le cinquième club à quitter la Super League sans relégation sportive. Dans chaque cas, des raisons financières motivent cette décision. À l’inverse, la RAAL fera son entrée en SuperLeague la saison prochaine et prévoit d’investir dans sa section féminine.
Ces abandons de clubs irritent les Red Flames : « Niveau trop faible, infrastructures insuffisantes, soutien insuffisant, salaires trop bas, il nous manque tout ce qu’il faut pour rivaliser avec d’autres pays et championnats. Comme on dit en Flandre-Occidentale, la Belgique, tu es à la traîne. »
Le niveau du championnat féminin et celui des Red Flames sont souvent critiqués. L’investissement décroissant dans les sections féminines est un signal inquiétant qui pourrait présager un recul plutôt qu’une avancée. Certains clubs prétendent vouloir concentrer leurs efforts sur la formation des jeunes pour détecter les talents de demain, un aspect positif, mais qui reporte les investissements concrets à plusieurs années. Cette situation laisse Tessa Wullaert, modèle pour de nombreuses jeunes footballeuses, dans l’inquiétude pour l’avenir de ce sport. Qui lui succédera ?
Il ne s’agit pas uniquement du football belge visé par les critiques de Tessa Wullaert ces derniers jours. Après avoir dénoncé le manque d’investissements en Belgique, elle a également critiqué l’état des terrains en Serie A, le championnat où elle évolue avec l’Inter Milan. En partageant plusieurs images de matchs du championnat italien se déroulant sur des terrains en très mauvais état, Tessa Wullaert a interpellé la Serie A : « Tout comme le terrain d’AC Milan-Fiorentina était un désastre, voici un exemple parmi tant d’autres – d’un environnement non professionnel en première division en Italie. Si nous cherchons à augmenter le niveau, nous attendons que la Ligue fasse de même. Comment espérer afficher un meilleur niveau quand les terrains sont dans cet état ? »
À 32 ans, avec une carrière déjà bien établie, Tessa Wullaert est déterminée à faire entendre sa voix et à revendiquer de meilleures conditions pour les footballeuses.

