Taxe kilométrique à Bruxelles : Beci demande l’ouverture d’un dialogue avec les partenaires sociaux

Le gouvernement bruxellois ne s’est pas encore prononcé au sujet de celle-ci. Mais pour Beci, alors que la concertation avait permis de dégager un large consensus autour du plan de Mobilité Good Move, la mise en oeuvre de la politique de mobilité en est dépourvue en raison de la démarche en cavalier seul du gouvernement régional actuel, dans le dossier des pistes cyclable aménagées au début de la pandémie, et à présent, dans celui de la taxation automobile.

« Il ne suffit pas d’élaborer une vision de manière participative et consensuelle. Sa réalisation doit l’être tout autant… Les initiatives unilatérales en matière de mobilité contrastent fortement avec les valeurs de participation et de consultation que certains dirigeants bruxellois mettent en avant, du moins dans leurs discours », a reproché l’organisation patronale.

Pour celle-ci, l’attitude du gouvernement bruxellois est de nature à saper la confiance envers les décideurs politiques.

« Comment le gouvernement bruxellois ose-t-il parler d’un plan de relance alors qu’il est ici question d’un projet à 500 millions de taxes nouvelles sans concertation alors que 25% des entreprises de Bruxelles sont virtuellement en faillite », a commenté Olivier Willocx. Le CEO de Beci a évoqué le contexte de la seconde vague de la pandémie de Covid-19 et son « impact majeur » sur les activités commerciales d’ici la fin de l’année, ainsi qu’une reprise qui s’annonce lente.

« A-t-il pris en compte la perte durable de pans entiers de certaines de nos activités, faute de réaction appropriée? Tout cela, sans évoquer l’impact du Brexit, ni une probable augmentation de la facture énergétique, ou des pertes de compétitivité. Il est grand temps que le gouvernement bruxellois entame avec les partenaires sociaux un véritable dialogue », a conclu Olivier Willocx.