Surpopulation carcérale : les ministres de l’Arizona approuvent un plan, syndicats mitigés
Des centaines de personnes censées être « internées » séjournent en réalité en prison, sans soins adéquats, en raison du manque de places dans les établissements psychiatriques médico-légaux. Le gouvernement a depuis de nombreuses années le projet d’ouvrir de nouveaux Centres de psychiatrie légale, mais la plupart des projets ont pris un retard considérable à cause de résistances locales et de procédures de recours.
Le problème persiste depuis des années : en raison du manque de places dans les établissements psychiatriques médico-légaux (ou « centres de psychiatrie légale »), des centaines de personnes qui devraient être « internées » se trouvent en réalité en prison, sans recevoir des soins appropriés.
Grâce au plan Vandenbroucke, il est prévu de faire sortir de prison, ou d’éviter l’incarcération, près de 1500 personnes sur le long terme. Au cours des deux prochaines années, il est question de quelques centaines de personnes, selon le cabinet Vandenbroucke.
Les discussions entre les différents cabinets sur les mesures à mettre en œuvre pour réduire la surpopulation carcérale se poursuivront la semaine prochaine.
Le gouvernement envisage depuis de nombreuses années d’ouvrir de nouveaux centres de psychiatrie légale, mais de nombreux projets ont subi des retards considérables, en raison notamment de résistances locales et de procédures de recours.
Les syndicats se montrent partagés. Vendredi, à la suite de la proposition du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke de diminuer le nombre d’internés dans les prisons, la CGSP/ACOD exprime un optimisme modéré, tandis que la CSC/ACV se demande si cette mesure résoudra réellement le problème de la surpopulation carcérale.
« Tout ne sera pas réglé demain, mais c’est encourageant », commente Robby De Kaey, délégué ACOD. Il estime qu’une telle mesure pourrait déjà contribuer à alléger quelque peu la pression sur les établissements pénitentiaires. À l’inverse, le syndicat chrétien semble plus sceptique. « Ce bricolage augmente le risque d’incidents et compromet la sécurité du personnel comme celle des détenus », réagit Alain Blancke (ACV/CSC). Selon lui, la mesure annoncée par le ministre de la Santé ne résoudra rien à court terme et ne prend pas en compte le manque de ressources pour les gardiens. « Où sont passés nos droits ? », s’interroge-t-il.
Les deux syndicats s’accordent à dire que la solution ne réside pas uniquement dans le domaine de la Justice. « Chacun doit endosser sa responsabilité. Vandenbroucke vient de le faire pour la Santé publique », constate M. De Kaey. Son homologue à l’ACV/CSC espère également que les autres cabinets prendront leurs responsabilités au lieu de se perdre en « compromis et en déclarations populistes ».

