Suivez en direct le lancement de la mission lunaire Artémis 2
La mission Artémis 2 de la Nasa doit décoller du Centre spatial Kennedy en Floride à partir de 18H24 (22H24 GMT) avec à son bord les Américains Reid Wiseman, Victor Glover, Christina Koch et le Canadien Jeremy Hansen. Les quatre astronautes s’aventureront pendant environ dix jours autour de la Lune sans y poser, comme Apollo 8 en 1968.
Cette mission de la NASA, baptisée Artémis 2, est prévue pour décoller du célèbre Centre spatial Kennedy en Floride à partir de 18H24 (22H24 GMT) avec à son bord les Américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, ainsi que le Canadien Jeremy Hansen.
* »On a vraiment hâte, on n’a jamais rien vu de tel, »* s’exclame Melinda Schuerfranz, une retraitée américaine, qui prévoit de suivre leur grand départ depuis une plage à proximité.
Cet enthousiasme pour un programme qui a coûté des dizaines de milliards de dollars et a pris des années de retard contraste avec l’indifférence persistante de nombreux Américains face à la répétition d’un exploit technologique déjà réalisé durant la Guerre froide.
### Le tour de la lune
Au cours d’une mission d’environ dix jours, les quatre astronautes s’approcheront de la Lune pour en faire le tour sans s’y poser, à l’instar de la mission Apollo 8 en 1968. Si tout se passe comme prévu, ils établiraient un record en s’éloignant de la Terre plus que quiconque avant eux.
Une autre fusée, de 98 mètres de hauteur et non réutilisable, sera envoyée pour transporter des astronautes vers la surface lunaire d’ici 2028, à la fin du mandat de Donald Trump. Dans les années suivantes, un projet de base lunaire est envisagé comme étape avant d’explorer Mars.
* »Nous espérons vivement que cette mission marque le début d’une ère où chacun (…) pourra regarder la Lune et la considérer comme une destination à part entière, »* a déclaré Christina Koch, qui sera la première femme à participer à un vol lunaire.
Ses camarades, Victor Glover et Jeremy Hansen, deviendront respectivement le premier homme noir et le premier non-Américain à se rendre sur cet astre.
### Pression implicite de la Chine
Nommée d’après la déesse jumelle d’Apollon (Apollo en anglais), cette mission se déroulera sous la pression implicite de la Chine, qui a l’ambition de poser le pied sur la Lune d’ici 2030.
Selon l’astronaute canadien Joshua Kutryk, les motivations pour retourner sur la Lune sont multiples, englobant des enjeux géopolitiques, stratégiques et scientifiques. Il souligne également que cela prouve * »que nous sommes toujours capables de relever ce genre de défi, d’accomplir des choses vraiment difficiles. »*
L’aventure s’annonce risquée, le vaisseau n’ayant jamais transporté d’équipage et devant atteindre la Lune, située à plus de 384 000 kilomètres de la Terre, soit mille fois plus loin que la Station spatiale internationale.
* »Chacun devra s’assurer que son travail est accompli à la perfection, »* avertit Peggy Whitson, ancienne astronaute en chef de la NASA, insistant sur les conséquences potentielles de tout problème technique.
En cas de complications de dernière minute ou de conditions météorologiques défavorables, ce qui n’est pas rare en Floride, le lancement pourrait être reporté.
La NASA mise beaucoup sur cette mission. L’objectif de retourner sur la Lune en 2028 suscite des doutes chez les experts, car les astronautes auront besoin d’un alunisseur qui est toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos.
### Rappel de 1968
En attendant, la NASA espère reproduire le miracle d’Apollo 8, qui avait offert, lors du réveillon de Noël 1968, un rare moment de communion et d’espoir après une année marquée par des émeutes raciales, la guerre du Vietnam et les assassinats de Robert F. Kennedy et Martin Luther King. Un milliard de personnes avaient suivi le périple de Frank Borman, Jim Lovell et Bill Anders sur leurs téléviseurs.
Ces astronautes, qui avaient immortalisé le célèbre *Lever de Terre*, avaient * »sauvé 1968, »* selon les mots d’une Américaine à l’époque. Cinquante-huit ans plus tard, alors que le pays traverse une nouvelle période de fractures et d’incertitudes, l’équipage d’Artémis 2 espère également inspirer.
* »Je vous le garantis, cette année, vous verrez plus d’enfants déguisés en astronautes pour Halloween que vous n’en avez vus depuis longtemps, »* a promis la semaine dernière le directeur de la NASA nommé par Donald Trump, Jared Isaacman.

