STIB : perturbations possibles sur le réseau le vendredi 26 décembre
La CGSP envisage des blocages de dépôts ce vendredi 26 décembre, ce qui pourrait entraîner des perturbations sur le réseau, « mais nous ne sommes pas encore en mesure d’en estimer l’ampleur ». La STIB déplore fortement cette action qui pénalise les voyageurs et rappelle son attachement à un service public fiable, accessible et respectueux des besoins de l’ensemble des Bruxelloises et des Bruxellois.
La CGSP, l’une des trois organisations syndicales de la STIB, prévoit des blocages de dépôts ce vendredi 26 décembre. Selon la direction de la société, cette action pourrait entraîner des perturbations sur le réseau, « mais nous ne sommes pas encore en mesure d’en estimer l’ampleur ». Des informations seront fournies aux voyageurs dès 6h du matin.
« La STIB informe que, en raison du pont de Noël, le service client fonctionnerait avec une disponibilité limitée et ne pourrait pas traiter les demandes individuelles liées à chaque ligne de bus, de tram ou de métro comme d’habitude. Nous invitons nos clients à consulter notre site web ou nos réseaux sociaux, où des informations relatives à l’état du réseau seront disponibles », indique un communiqué de la société.
« La STIB déplore fortement cette action qui pénalise les voyageurs. Elle appelle le petit groupe à l’initiative à la responsabilité et au dialogue, et rappelle son engagement envers un service public fiable, accessible et respectueux des besoins de l’ensemble des Bruxelloises et des Bruxellois. »
Le 12 décembre dernier, « la CGSP avait mené une première action pour protester contre la fermeture des restaurants d’entreprises » situés dans les dépôts et la non-augmentation de la valeur des chèques-repas destinés au personnel. Cependant, « ce n’est pas l’unique motif de la mobilisation », précise Bilal Oujjagh, président de la CGSP TBM Bruxelles, à l’agence Belga. Selon lui, l’action s’inscrit dans un climat social jugé « très tendu », en raison de ce qu’elle considère comme un non-respect du droit de grève par la direction de la STIB.
À titre d’exemple, le syndicat cite l’action du 12 décembre, lors de laquelle tous les travailleurs grévistes auraient été sanctionnés, leur absence ayant été qualifiée d’injustifiée. La direction aurait également déclaré ne pas reconnaître la légitimité des actions syndicales, pourtant protégées par le droit, selon Bilal Oujjagh.
Ces éléments ont conduit le syndicat à intensifier ses actions afin, dit-il, de faire respecter un droit fondamental et de défendre les travailleurs face à ce qu’il juge être des pratiques dissuasives et attentatoires à l’exercice de l’action syndicale. Une procédure juridique est également en cours concernant ces pratiques, ajoute le syndicat socialiste.

