Starlink d’Elon Musk attirent de plus en plus de Belges malgré des limites.
En Belgique, environ 1400 utilisateurs avaient opté pour Starlink en 2024, et deux ans plus tard, ils sont près de 6000. Environ 140.000 ménages n’y disposent toujours pas d’un accès Internet satisfaisant.
En Belgique, environ 1 400 utilisateurs avaient choisi Starlink en 2024. Deux ans plus tard, ce chiffre a presque atteint 6 000. Cette croissance rapide est en grande partie due à la simplicité d’installation et à la promesse d’une connexion accessible presque partout, que ce soit en milieu urbain, rural ou même lors de déplacements à l’étranger.
Grâce à une constellation d’environ 10 000 satellites, Starlink parvient à couvrir des zones encore considérées comme « blanches » en Belgique. On estime qu’environ 140 000 ménages n’ont toujours pas accès à une connexion Internet satisfaisante.
Cependant, cette technologie présente des inconvénients. Les débits peuvent convenir pour une utilisation standard, mais peuvent rapidement se révéler insuffisants dans des foyers très connectés, où plusieurs utilisateurs se servent de la connexion ou lorsque des services de streaming en haute définition sont utilisés simultanément.
« Les débits que vous allez avoir avec Starlink sont intéressants, conviennent à une utilisation domestique, on va dire standard. Maintenant, dès que vous avez beaucoup d’utilisateurs, si vous avez beaucoup de TV 4K à la maison, si vous avez 5 adolescents qui veulent tous regarder sur leur tablette ou sur leur GSM, là Starlink va commencer à souffrir un peu, » explique François Quitin, professeur de télécommunication à l’ULB.
Un autre aspect à considérer est la dépendance envers une entreprise privée étrangère et à son fondateur, Elon Musk. Starlink appartient à SpaceX, et certaines décisions récentes ont montré que l’accès au réseau pouvait être restreint dans des contextes géopolitiques spécifiques.
« Le jour où Starlink décide de couper entièrement son réseau, il peut le faire du jour au lendemain pour une région spécifique dans le monde, comme ils l’ont fait en Russie récemment lors de la contre-attaque ukrainienne. À ce moment-là, on est donc fort dépendant d’un opérateur qui, dans ce cas-ci, est non européen et a certainement son propre agenda commercial, » conclut le spécialiste de l’ULB.

