Soins de santé : le cabinet Vandenbroucke nie les 600 millions d’euros d’économies en 2027.
Le ministre promettait une norme de croissance de 2% pour 2026 et 2027, tandis que le Bureau fédéral du Plan annonce une croissance réelle nette de seulement 1,8% en 2027. Selon le cabinet du ministre, l’effort impliqué pour le secteur des soins de santé l’an prochain serait contesté, les estimations officielles de PROMES et de l’INAMI étant respectivement de 298 millions et 235 millions d’euros.
Dans sa dernière note de politique générale, le ministre annonçait une norme de croissance de 2% pour 2026 et 2027. Cependant, d’après le Bureau fédéral du Plan, la croissance nette réelle ne devrait atteindre que 1,8% en 2027. Cette situation est imputable à un montant dit « non affectable » de 336 millions d’euros, prévu par le gouvernement, qui ne sera pas utilisable par le secteur. Ce mécanisme donnerait, selon le rapport, un caractère « artificiel » à la norme affichée.
Si la politique reste inchangée, les dépenses de santé augmenteront plus rapidement que le budget réellement disponible.
600 millions d’euros d’économies ?
Toujours selon La Libre, cette situation nécessiterait un effort d’environ 600 millions d’euros pour le secteur des soins de santé l’année prochaine. Ce chiffre est vivement contesté par le cabinet du ministre.
« Les 600 millions relèvent d’une surestimation car ils procèdent d’un double comptage », soutient le cabinet. « Les estimations officielles de PROMES (Bureau fédéral du Plan) et de l’INAMI sont respectivement de 298 millions et 235 millions d’euros, et incluent déjà les montants dits non affectables. »
Le cabinet souligne également que ces projections reposent sur l’hypothèse d’une politique inchangée, alors que le gouvernement a mis en place un plan budgétaire pluriannuel pour maîtriser certaines dépenses, notamment celles liées aux médicaments.
Les Engagés montent aussi au créneau
Du côté des Engagés, on prend également des précautions avec ces conclusions. Une croissance réelle de 1,8% ne signifie pas, selon le parti, que la norme de croissance de 2%, qui fixe le plafond maximal des dépenses autorisées, soit remise en question.

