Simon, aveugle de naissance, recense les oiseaux avec expertise.
Simon participe au grand recensement annuel organisé par Natagora pour comptabiliser les espèces présentes dans les jardins. Les données collectées permettent de suivre l’état de santé des oiseaux en milieu urbain et périurbain.

Moineaux, mésanges, tourterelles : en cette saison hivernale, les oiseaux chantent joyeusement dans nos jardins. À travers toute la Belgique, des passionnés comme Simon participent au grand recensement annuel organisé par Natagora. Ils comptent les espèces présentes dans les jardins afin de faire un état des lieux de la situation.
Son handicap ? Tout sauf un frein
Simon, qui est aveugle de naissance, fait partie de ces contributeurs engagés. Son handicap ne l’empêche pas de participer activement à cette initiative citoyenne. « Je suis intéressé depuis plus de 10 ans par les balades ornithologiques. Je le fais aussi pour mon propre plaisir et pour des causes comme le recensement des oiseaux de jardin », déclare-t-il. « Ainsi, je me dis que même avec mon handicap, j’ai la possibilité d’aider la science. »
Équipé de son smartphone, Simon identifie les espèces par leur chant distinctif. « La pie bavarde, c’est facile, c’est tchac, tchac, tchac », décrit-il en imitant le cri de l’oiseau. Pour la mésange charbonnière, il reconnaît immédiatement un autre son : « Tipu, tipu, tipu ». Bien qu’il ne prétende pas identifier toutes les espèces, il connaît parfaitement les plus communes de nos jardins.
Comprendre l’évolution de la biodiversité
La méthode de Simon est précise. L’intérêt de ce recensement va au-delà du simple plaisir d’observer les oiseaux. Il est crucial de suivre l’évolution au fil des années pour déterminer si certaines espèces ont tendance à disparaître ou, au contraire, à se repeupler. Les données recueillies permettent d’évaluer l’état de santé des oiseaux en milieu urbain et périurbain. Pour attirer davantage d’oiseaux et faciliter leur observation, un conseil simple : leur offrir abri et nourriture. Les mangeoires, nichoirs et points d’eau transforment les jardins en véritables refuges pour la biodiversité aviaire.

