Siegfried Bracke sur une des coalitions possibles en Flandre: « Pour rien au monde, je ne voudrais y participer »

Politique belge

Le nationaliste flamand est favorable à une coalition bourguignonne.

Les négociations en Flandre devraient prendre un tournant important ce week-end. Bart De Wever s’apprête en effet à dévoiler le nom des partis qui monteront au pouvoir au Nord du pays. Si les hypothèses vont bon train, certaines d’entre elles semblent moins attrayantes que d’autres. L’ancien président de la Chambre, Siegfried Bracke, craint une reconduction de la suédoise (N-VA, Open Vld et CD&V) en Flandre. « Nous serions confrontés à nouveau aux mêmes difficultés puisque ces deux partis savent que nous avons besoin d’eux, détaille le nationaliste flamand au journal L’Echo. Une telle coalition, Siegfried Bracke « ne voudrait y participer pour rien au monde ».

Quelle autre option dès lors? L’ancien président de la Chambre se défend de vouloir monter au pouvoir avec l’extrême droite. « Je n’ai pas plaidé en faveur d’une entrée du Vlaams Belang dans le gouvernement flamand, mais suis partisan de la formation d’un exécutif qui bénéficie de l’appui extérieur du Belang », explique-t-il. Pour Siegfried Bracke, la coalition bourguignonne (N-VA, Open VLD, s.pa) est bel et bien « préférable » à la suédoise. « Toutes les remontrances socialistes peuvent être assez aisément rencontrées », estime le nationaliste.

Enfin, Siegfried Bracke persiste et signe: le confédéralisme est inévitable. « Ce sont les Flamands qui remplissent le frigo fédéral et les francophones se contentent de déballer ce qui s’y trouve », se justifie-t-il arguant que cette solution serait bénéfique autant au Nord qu’au Sud du pays. Pour l’ancien président de la Chambre, le confédéralisme est encore une chose qui distingue son parti de la formation politique de Tom Van Grieken. « Sur le plan institutionnel, la N-VA et le Vlaams Belang ont des positions divergentes (…), explique-t-il à nos confrères de L’Echo. Le Vlaams Belang ne veut pas le confédéralisme. Son objectif est de scinder la Belgique ».

M.R.