Rudi Vervoort: « La société turque doit plus s’ouvrir à la réalité bruxelloise »

Le socialiste Rudi Vervoort parle de « responsabilité collective » de la société turque dans l’affaire Emir Kir.

Le ministre-Président régional Rudi Vervoort (PS) marche sur des œufs lorsqu’il s’agit d’évoquer le « cas Kir », actuellement entre les mains de la commission de vigilance de la Fédération bruxelloise du PS. Pour mémoire, l’actuel bourgmestre PS de Saint-Josse-ten-Noode est sur la sellette depuis la mise au jour de sa rencontre litigieuse avec deux maires turcs d’extrême droite, issus d’une délégation de six maïeurs de Turquie.

« En tant que membre du gouvernement bruxellois, j’ai toujours travaillé en bonne entente avec Emir comme bourgmestre, a déclaré mardi Rudi Ver voort, lors de ses vœux à la presse. Plus largement, je reste convaincu que cela reste un travail collectif de la société turque qui doit plus s’ouvrir à la réalité bruxelloise. Cela ne se résume pas à Emir Kir, même si c’est clair qu’il est le plus emblématique. » Quant à la responsabilité individuelle du bourgmestre de Saint-Josse, le ministre-Président bruxellois se refuse à tout commentaire. « Il s’agit ici d’une affaire interne au Parti socialiste qui touche à l’application et au respect de nos statuts. Le cas présent est donc bien différent de l’affaire Mayeur (le « scandale » du Samusocial Bruxelles qui a éclaté en mai 2017 et qui a emporté l’ancien bourgmestre de la Ville de Bruxelles, NdlR) au sujet de laquelle je m’étais exprimé dans la mesure où cela touchait au fonctionnement des institutions bruxelloises. »

Le « mea culpa » d’Emir Kir

Jusqu’à présent, Emir Kir a été entendu par deux représentants de la commission de vigilance du PS bruxellois ayant pour tâche d’instruire le dossier à charge et à décharge. Dans les prochains jours, il sera auditionné « en plénière » par l’ensemble des membres de cette commission. Pour tenter d’éteindre la polémique, le principal intéressé s’est fendu mardi après-midi d’un mea culpa sur la twittosphère. « Je réaffirme sans ambiguïté qu’il s’agissait d’une erreur d’appréciation de ma part. À l’avenir, je ferai preuve de plus de vigilance. Je […] rappelle avec force ma condamnation de l’extrême droite sous toutes ses formes où que ce soit dans le monde. »