Belgique

Réveillon de la Saint-Sylvestre à Bruxelles : effervescence au centre de crise régional.

Le centre de crise de la Région bruxelloise, installé au sein de l’administration régionale, réunit de nombreux partenaires opérationnels, dont les services de police, les pompiers, la CID, Bruxelles Propreté et d’autres agences régionales. Plus de 150 personnes sont mobilisées sur le site pour le suivi et le monitoring jusqu’au matin.


Installé au sein de l’administration régionale, le centre de crise regroupe de nombreux partenaires opérationnels. « C’est ici que se trouve le centre de crise de la Région bruxelloise », indique Sophie Lavaux, directrice générale de safe.brussels et gouverneure pour la gestion de crise. « Il y a un dispositif réunissant les services de police, les pompiers, mais aussi la CID, Bruxelles Propreté et d’autres agences régionales ainsi que les bourgmestres pour assurer une coordination durant toute la nuit. » Au sous-sol, des dizaines de représentants des services de sécurité et de secours sont rassemblés autour de plusieurs écrans. « C’est la nuit de la Saint-Sylvestre. Le centre de crise est ouvert pour accueillir tous nos partenaires qui travailleront cette nuit pour garantir la sécurité à Bruxelles pendant ces moments festifs », précise Linda Camarero-Verde, commissaire de police et porte-parole de la zone Bruxelles-Capitale/Ixelles.

Les différentes zones de police locales, la police fédérale, le parquet, ainsi que des partenaires externes comme la SNCB ou la Stib participent au système. « Toutes les zones de police locales sont impliquées, y compris les cinq autres zones bruxelloises, ainsi que la police fédérale. Le parquet est également représenté autour de la table stratégique », souligne Linda Camarero-Verde. Les interventions sont analysées en temps réel pour déterminer les moyens à déployer. « Les interventions apparaissent ici et nous analysons quelles équipes doivent être envoyées. Une autre salle permet d’évaluer s’il faut un accompagnement pour les services de secours eux-mêmes », continue-t-elle. Une fois les équipes engagées, les informations sont transmises au centre de crise. « En cas d’interventions plus risquées, nous pouvons activer les caméras pour avoir une vue directe sur la situation et permettre au gold commander de prendre les décisions appropriées. »

L’accès élargi aux images de caméras constitue un soutien supplémentaire pour le suivi. « Le fait d’avoir accès à davantage de données et surtout à plus de caméras nous permet d’avoir une meilleure vision de la situation et d’agir au mieux », met en avant Sophie Lavaux. La coordination est maintenue toute la nuit, tant sur le plan opérationnel que stratégique. « Au bout de la table se trouve le gold commander pour la gestion opérationnelle, tandis qu’à l’étage se tient le niveau stratégique avec les responsables et les bourgmestres. Des points de situation ont lieu toutes les heures », précise-t-elle. Plus de 150 personnes sont mobilisées sur le site pour le suivi et le monitoring jusqu’au matin. Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), s’est rendu sur place en début de soirée. « Il est important pour moi d’être ici, avec toutes les forces mobilisées, qu’il s’agisse des polices locales, de la police fédérale, des pompiers, des ambulanciers et de la justice, pour faire en sorte que ce qui est une fête reste une fête pour tout le monde », a-t-il déclaré. Le ministre a rappelé que la police fédérale apporte un soutien de plus d’une centaine d’agents et de moyens matériels aux zones locales. Il a aussi souligné l’importance de l’accompagnement policier de certains services de secours dans des zones spécifiques, face aux agressions constatées ces dernières années, jugées « évidemment tout à fait inacceptables ».