Réseaux sociaux : vérification de l’âge prévue d’ici l’été
« Mon approche repose sur un tiers de confiance agréé qui attestera du respect du seuil d’âge sans transmettre d’informations personnelles aux plateformes », a-t-elle expliqué en réponse à des questions des députés Funda Oru, Ismaël Nuino et François De Smet. Aux États-Unis, Instagram et YouTube ont été reconnus responsables par un jury californien d’avoir alimenté la dépression d’une adolescente américaine.
« Mon approche repose sur un tiers de confiance agréé qui attestera du respect du seuil d’âge sans transmettre d’informations personnelles aux plateformes », a-t-elle déclaré en réponse aux questions des députés Funda Oru (Vooruit), Ismaël Nuino (Les Engagés) et François De Smet (DéFI). Cette annonce fait suite à une décision de justice rendue aux États-Unis, où Instagram et YouTube ont été reconnus responsables par un jury californien d’avoir contribué à la dépression d’une adolescente américaine.
Ce jugement, sans précédent, établit un nouveau cadre juridique pour des milliers de plaignants en Amérique du Nord qui accusent les grandes plateformes de provoquer une épidémie d’addiction aux réseaux sociaux. Les sociétés mères Meta et Google ont cependant choisi de faire appel de cette décision.
Par ailleurs, aux Pays-Bas, un tribunal a récemment ordonné à Meta d’implémenter une option sur ses applications Instagram et Facebook permettant aux utilisateurs de choisir un fil d’actualité chronologique par défaut, sans algorithme. Vanessa Matz a décidé de répondre à cette décision. « Le fait qu’une juridiction nationale doive intervenir pour faire respecter une règle européenne est regrettable et révélateur », a-t-elle commenté. « Hier, j’ai donc interpellé par courrier la Commission européenne pour qu’elle se saisisse de ce dossier et veille à la mise en conformité de Meta avec le DSA (Digital Services Act) dans l’ensemble de l’Union européenne. »
La ministre a également indiqué avoir sollicité l’IBPT (Institut belge des services postaux et des télécommunications) « afin de questionner le coordinateur irlandais qui aurait dû se saisir des faits reprochés. » « Les obligations prévues par le DSA concernent l’ensemble des citoyens européens, y compris les citoyens belges. Légiférer ne suffit pas, il faut appliquer, contrôler, sanctionner », a-t-elle conclu.

