Quatre communes wallonnes interdisent l’alcool dans les camps scouts

La Fédération des Scouts de Belgique explique, elle, préférer la sensibilisation des animateurs plutôt que d’émettre des interdictions difficiles à faire appliquer. L’objectif des communes wallonnes ayant émis ce genre d’interdictions est de pouvoir réagir plus fermement en cas de problèmes graves, explique Le Soir.

Selon la bourgmestre de Florenville, Caroline Godfrin, la police et le Département de la nature et des forêts (DNF) ont dû intervenir à plusieurs reprises l’an dernier face à des dérapages. « On a des situations vraiment problématiques qui sont le plus souvent le fait de mouvements venant de Flandre. Je rappelle que la majorité de ces camps se fait le long des cours d’eau. Ce n’est pas anodin » pour leur sécurité.

Concernant le nouveau règlement, elle explique que « tant que les jeunes resteront raisonnables, à boire une bière le soir, on n’interviendra pas. Dans le cas contraire, nous aurons une base pour dire que leurs comportements auront été inadmissibles. On pourra alors mettre les responsables face à leurs responsabilités et cela pourra alors aller jusqu’à l’expulsion ».

Le porte-parole des Scouts de Belgique, Gilles Beckers, explique quant à lui que la fédération a préféré opter, il y a 11 ans, pour une approche de sensibilisation des animateurs plutôt que d’interdiction, se demandant d’ailleurs comment le nouveau règlement pris par les bourgmestres pourra être appliqué. La démarche envers les jeunes bénévoles qui animent les camps d’été est « de conscientiser et de réfléchir, dans les formations qu’on donne, à l’image que l’on renvoie et à la responsabilité qu’on porte ».

Un code qualité de l’animation est également signé par chaque animateur, demandant notamment de rester sous la limite de 0,5g d’alcool par litre de sang. En cas de dérapages, des sanctions sont prévues.