Quatre ans après la guerre, des Belges aident les Ukrainiens à survivre.
La mobilisation pour l’Ukraine se poursuit près de quatre ans après le début du conflit, avec des bénévoles organisant une collecte de vêtements chauds, sacs de couchage, tentes, bougies et réchauds à Wasmes-Audemetz-Briffoeuil. Thérèse Faux a rassemblé des dons en réponse à la situation difficile des Ukrainiens, déclarant que « rester assis au coin du feu pendant que les gens meurent de faim ou de froid, c’est inacceptable ».
La mobilisation en faveur de l’Ukraine se poursuit près de quatre ans après le début du conflit. Des habitants du Hainaut continuent à s’impliquer pour soutenir la population face à un hiver particulièrement rigoureux. Bien que la solidarité montre quelques signes d’essoufflement, de nombreuses personnes continuent à fournir une aide matérielle aux Ukrainiens. Par exemple, à Wasmes-Audemetz-Briffoeuil, dans l’entité de Péruwelz, des bénévoles ont lancé une collecte de vêtements chauds, de sacs de couchage, de tentes, de bougies ainsi que de réchauds ou chauffages au gaz ou au pétrole.
Thérèse Faux ne pouvait plus rester inactive en sachant que des Ukrainiens survivaient sans électricité et chauffage par des températures de moins 20 degrés. Elle se décrit comme « l’étincelle du feu d’artifice », ayant rassemblé un groupe de bénévoles autour d’elle. Elle évoque la création d’un dépôt dans un hangar et l’aide d’un transporteur qui a permis de commencer l’aventure. En quelques heures, des anonymes ont déposé sacs, cartons et valises remplis de vêtements, matériel et vivres.
Richard Bertiau, entrepreneur à Audregnies et familier des voyages humanitaires en Ukraine, confie : « J’ai horreur de l’injustice. Et voilà, si je peux faire quelque chose à ma portée, je le fais. Rester assis au coin du feu pendant que les gens meurent de faim ou de froid, c’est inacceptable. » En peu de temps, de nombreux dons, incluant vêtements chauds, couettes, couvertures et vivres, ont été récoltés. Thérèse se réjouit de voir les gens « rayonnants de pouvoir faire quelque chose ». Cependant, Richard admet ressentir un manque de solidarité parmi la population et en Europe après ces quatre années.
Avec la mobilisation autour de Natalya et Yurii, deux Ukrainiens résidant dans le village avec trois de leurs quatre filles, des journées de dons sont encore organisées, notamment le mercredi 11 février et le samedi 14 février, avant l’envoi des matériels vers l’Ukraine à la fin du mois. Thérèse insiste sur l’importance de rassembler des bougies pour se chauffer, s’éclairer et cuisiner en l’absence d’électricité, ainsi que des tentes pour créer « une sorte de cocon » dans les appartements ou dans le métro, pour survivre à des températures ne dépassant pas 2 degrés.

