Belgique

QR – Affichage légal des prix au kilo pour les enseignes

Le SPF Économie rappelle que le prix des denrées alimentaires doit être affiché de manière lisible et non équivoque, incluant la TVA et les taxes. En 2024, près de 8300 contrôles ont été réalisés, avec 34% d’infractions constatées, et les amendes peuvent varier de 26 euros à 10.000 euros.


Giuseppe, habitant de Liège, a posé la question suivante : « Quelle est la réglementation en vigueur concernant l’affichage des prix des denrées alimentaires au kilo, et quelles sont les obligations des enseignes pour garantir leur lisibilité pour le consommateur ? ».

Le SPF Économie rappelle les règles strictes qui régissent l’affichage des prix des denrées alimentaires. L’objectif est d’assurer une information claire et lisible pour le consommateur, permettant ainsi une comparaison transparente entre les produits.

Lorsqu’un produit est proposé à la vente, son prix doit respecter trois obligations fondamentales : il doit être affiché par écrit, de manière lisible et claire. Ce prix doit être « tout compris », c’est-à-dire incluant la TVA ainsi que l’ensemble des taxes ou coûts additionnels. L’affichage peut se faire directement sur le produit, sur son emballage ou à proximité immédiate en rayon. Pour les denrées alimentaires, ainsi que pour certains biens non alimentaires, la réglementation impose d’indiquer non seulement le prix de vente, mais aussi le prix à l’unité de mesure : au kilo, au litre, au mètre carré, etc.

Cette mention doit être facilement identifiable et placée près du prix de vente. Néanmoins, certaines exceptions existent : les produits vendus dans des distributeurs automatiques, les articles en promotion rapide, les bouteilles de vin de 75 cl, les friandises préemballées ou les glaces vendues à la pièce ne doivent pas afficher un prix au kilo.

### Un outil pour comparer et déjouer la “shrinkflation”

Le prix au kilo constitue un indicateur essentiel pour les consommateurs : il facilite la comparaison de deux produits similaires et aide à détecter d’éventuelles hausses masquées. Ce phénomène, dénommé “shrinkflation”, consiste à réduire la quantité d’un produit sans en modifier le prix, voire en l’augmentant. Par exemple, un sachet d’œufs en chocolat peut paraître identique à celui de l’année précédente tout en contenant un peu moins de produit. Seul le prix au kilo permet de constater cette diminution réelle.

### Des contrôles réguliers et des sanctions possibles

Le SPF Économie effectue des contrôles pour s’assurer du respect de ces normes. En 2024, près de 8300 contrôles ont été effectués, révélant 34% d’infractions. Les amendes peuvent aller de 26 euros à 10 000 euros, ou s’élever jusqu’à 4% du chiffre d’affaires annuel de l’enseigne concernée. Les consommateurs peuvent signaler une infraction sur le site consumerconnect.be. En cas d’erreur de prix, le client a le droit de réclamer le prix le plus bas affiché, sauf si cela contraint le vendeur à vendre à perte. Si le paiement a déjà été effectué, un remboursement peut également être demandé.

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**Cet article a été rédigé en réponse à une question posée directement à la rédaction de la RTBF. Vous aussi, faites entendre votre curiosité et posez-nous vos questions via le formulaire ci-dessous. Et votre sujet pourrait inspirer notre prochain article « Questions-Réponses ».**