Pull fétiche, objet porte-bonheur… Pourquoi les étudiants deviennent-ils superstitieux pendant les examens?

Certains étudiants ne peuvent imaginer passer un examen sans leur pull fétiche ou leur bijou porte-bonheur. D’autres ont un bic préféré qu’ils utilisent toute leur session ou encore une couleur de feuilles d’examens vers laquelle ils se ruent systématiquement. Durant cette période remplie d’anxiété, il n’est pas rare que les jeunes deviennent superstitieux. Mais comment l’expliquer?

Selon Le Larousse, une superstition est « la croyance à des présages tirés d’événements matériels fortuits ». Autrement dit, c’est le fait d’être convaincu d’un lien entre des événements alors qu’aucun argument logique ne le soutient. « Dans chaque examen, il y a une part de hasard », analyse Olivier Klein, professeur de psychologie sociale à l’ULB. « Un étudiant qui a beaucoup travaillé peut rater s’il tombe sur des questions avec lesquelles il est moins à l’aise. Avoir un grigri donne l’impression à l’étudiant de contrôler cette part de hasard. »

Dépendre d’un objet peut tout de même finir par dévaloriser notre capacité à faire les choses par nous-mêmes. Mais Olivier Klein relativise. « Si un étudiant réussit, je ne pense pas qu’il va se dire que c’est grâce à son grigri. Il va se rendre compte que c’est grâce au temps qu’il a passé à étudier. Par contre, il va peut-être avoir peur de ne pas porter son grigri lors d’un futur examen étant donné que tout s’est bien passé lors du premier. »

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