Proximus supprime 1.200 postes d’ici 2030, chute en Bourse.
L’entreprise Proximus présente vendredi ses nouveaux plans stratégiques, qui prévoient de « réinventer son mode de fonctionnement et de se concentrer sur l’efficacité grâce à la simplification et à l’IA (intelligence artificielle) ». Proximus a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de plus de 6,6 milliards d’euros, soit 1,2% de plus qu’en 2024.
L’entreprise, majoritairement détenue par l’État belge, présente ce vendredi ses nouveaux plans stratégiques. Ceux-ci visent à « réinventer son mode de fonctionnement et à se concentrer sur l’efficacité grâce à la simplification et à l’IA (intelligence artificielle), afin de réduire la charge de travail ». Au cœur de ces plans, trois points stratégiques : les services aux clients, l’infrastructure (comme la fibre et la 5G) et la simplification des modes de fonctionnement.
L’objectif est d’intégrer l’intelligence artificielle dans divers processus. Par exemple, 20 % des interventions des centres d’appels seront réalisées par un chatbot (robot conversationnel), sans intervention humaine.
Ces évolutions entraîneront également la suppression de 1.200 emplois d’ici 2030. Proximus souligne que cela se fera « sans perturbation sociale ».
L’entreprise annonce qu’elle ne remplacera que partiellement les employés qui choisissent de quitter leur poste ou prennent leur retraite. Selon les projections de Proximus, environ 800 personnes (ETP) prendront leur retraite dans quatre ans. L’opérateur télécom compte également sur un « turnover naturel » : d’ici 2030, Proximus s’attend à 1.000 départs volontaires, c’est-à-dire des personnes qui décident de changer d’emploi. Sur l’ensemble de ces 1.800 postes, un tiers des départs sera donc remplacé, soit 600 postes.
Selon Belga, ce seront principalement les personnes occupant des « fonctions non essentielles » qui ne seront plus remplacées. En revanche, les vendeurs et soudeurs ne seront pas concernés, ces profils étant difficiles à trouver sur le marché.
Proximus emploie environ 13.000 personnes, d’après son site web. L’opérateur télécom lance ce vendredi des plans stratégiques pour son marché domestique (division Domestic) et pour ses activités internationales (Global). En Belgique, elle aspire à devenir d’ici 2030 « un champion local de l’infrastructure numérique, soutenu par des marques de confiance qui séduisent toutes les générations et tous les secteurs », déclare le PDG Stijn Bijnens dans un communiqué de presse.
Pour sa branche internationale, qui a récemment enregistré une dépréciation de 275 millions d’euros, un chemin a été tracé pour « renouer avec la croissance ».
Les actionnaires, en revanche, recevront moins de dividendes dans les années à venir. Pour l’exercice 2025, ils percevront cette année un dividende brut de 0,60 euro par action, mais pour l’exercice 2026, ce montant sera réduit de moitié, à 0,30 euro. Proximus prévoit par la suite une augmentation à 0,40 euro pour l’exercice 2027 et à 0,50 euro pour 2028.
Proximus a réalisé l’année dernière un chiffre d’affaires de plus de 6,6 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,2 % par rapport à 2024. Le bénéfice net a baissé de 11 % pour atteindre 398 millions d’euros. « Nous avons terminé l’année en force, avec des résultats conformes à nos prévisions annuelles », déclare M. Bijnens.
L’action de l’entreprise télécom Proximus a débuté la séance boursière dans le rouge ce vendredi matin, avec une chute de 17 %. Avant l’ouverture des marchés, l’entreprise a esquissé les grandes lignes de ses plans stratégiques, qui incluront une réduction du dividende et un allègement – encore indéterminé – des effectifs.
À 10h, l’action perdait 21 %. Elle valait 6,56 euros, contre 8,31 euros à la clôture de jeudi.

