Procès Nemmouche: l’émouvant témoignage des familles des victimes

Belgique

« Nous étions très très proches. Nous passions beaucoup de temps ensemble, on se parlait tous les jours, on partageait toujours beaucoup de choses », a expliqué Shira, la fille aînée d’Emanuel et Miriam Riva, jeudi après-midi devant la cour d’assises de Bruxelles. « Ma mère avait débuté une nouvelle activité, elles créait des bijoux. Oui, elle avait de l’or dans les doigts », a raconté Ayalet, la fille cadette des époux Riva, tous deux abattus lors de l’attentat au Musée juif de Belgique. « Elle était une femme qui adorait sa famille, qui aidait ses amis, toujours à leur service. »

« Mon père, lui, était modeste et il adorait voyager », a souligné Shira.

« Nos deux parents étaient très avides de créer, de faire des choses. Ils attendaient la pension pour continuer leurs activités et pour voyager encore plus. Ils avaient encore plein d’idées et voulaient faire du bénévolat », a poursuivi Ayalet, qui a davantage répondu aux questions de la présidente, sa soeur ayant plus de difficulté à s’exprimer. « Ils consacraient beaucoup de temps à leur famille, proche comme élargie. C’était primordial pour eux. »

Ayalet Riva, âgée de 19 ans, a expliqué à la cour qu’elle effectuait actuellement son service militaire obligatoire en Israël. Shira Riva, elle, âgée de 21 ans, a affirmé qu’elle se préparait à entamer des études de criminologie à l’université.

Très réservées, les deux soeurs ont expliqué à la cour, d’une faible voix et par le biais d’un interprète, à quel point il était difficile pour elles d’être présentes ce jeudi à Bruxelles.

Alors que la cour était suspendue aux lèvres des jeunes femmes, l’accusé Mehdi Nemmouche est resté impassible, détournant le regard d’elles la plupart du temps.