Procès des bourreaux de Valentin: la mère de Belinda Donnay ne veut plus voir sa fille

BelgiqueSon père, au contraire, a affirmé devant la cour d’assises de Liège qu’il ne la laisserait pas tomber.

La 14e journée du procès des assassins présumés de Valentin Vermeesch, devant la cour d’assises de Liège, était consacrée à l’audition des témoins de moralité de Belinda Donnay, qui se trouve sur le banc des accusés aux côtés d’Alexandre Hart, Dorian Daniels, Loïck Masson et Killian Wilmet.

La cour a entendu le père de l’accusée mais pas la mère. Un enquêteur a expliqué que celle-ci ne viendrait pas témoigner. Elle considère que Belinda Donnay n’est plus la fille qu’elle a élevée. La cour avait pourtant sollicité son témoignage et, après avoir appris qu’elle refusait de venir, avait envoyé un enquêteur auprès d’elle afin qu’il l’incite à se déplacer.

Protéger ses autres enfants

Il a trouvé une dame couverte par un certificat médical et décidée à rester chez elle. « Elle considère qu’elle doit protéger ses autres enfants, même s’il faut sacrifier Belinda. Elle ne voudrait pas que les noms de ses enfants soient associés à cette affaire. Un psychologue lui déconseille d’aller la voir en prison », a indiqué l’enquêteur.

Belinda Donnay a confirmé qu’elle avait reçu un courrier de sa mère, lui exposant les raisons de son refus de lui rendre visite. « Je comprends », a-t-elle conclu.

Pour le père de l’accusée, celle-ci a pris la mesure de la gravité des faits et elle tente de se construire un avenir. En prison, dit-il, elle a entamé diverses formations. Le père a expliqué que Belinda Donnay était une enfant désirée, née dans un couple trop jeune.

« Je n’ai jamais eu à crier sur elle »

Les parents se sont séparés neuf mois après sa naissance. Belinda est principalement restée sous la garde de sa maman. Le père de Belinda a participé, par des gardes accordées tous les 15 jours, à son éducation jusqu’à l’âge de 12 ans. « Je n’ai jamais eu à crier sur elle », a précisé le père pour dépeindre son caractère.

Une rupture est intervenue entre Belinda Donnay et son père entre ses 12 et ses 20 ans. Quand Mlle Donnay a décidé de quitter le domicile de sa maman pour emménager dans son studio de Statte, elle a renoué des contacts plus serrés avec son père. Puis, elle a été impliquée dans les faits qui ont coûté la vie à Valentin Vermeesch.

« Après son arrestation, elle était sous le choc et n’arrivait pas à expliquer les faits. Elle fondait en larmes. Elle peut paraître dure et froide mais ce n’est pas la personne que je connais », a ajouté le père qui affirme que quoi qu’il arrive, il ne laisserait pas tomber sa fille.