Procès des assistants parlementaires du RN : Marine Le Pen s’exprime sur la faute éventuelle
Marine Le Pen a déclaré qu’elle n’a « aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit » lors de l’embauche de ses assistants en 2004, 2009 et 2014. Elle a été condamnée le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’à 100.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
« Je n’ai aucun sentiment d’avoir commis le moindre délit lorsqu’en 2004, 2009, 2014, nous avons embauché nos assistants », a déclaré la présidente du Rassemblement national, peu avant 17h30, lors de sa première intervention après la lecture de plus de trois heures du dossier par la présidente de la cour d’appel.
Avec une expression nouvelle, « si tant est qu’une faute ait été commise », qu’elle avait jusqu’ici évitée, Marine Le Pen a immédiatement pointé du doigt le Parlement européen, affirmant qu’il « n’a pas joué ce rôle d’alerte tel qu’il aurait dû » le faire.
Elle a soutenu que l’institution européenne « avait connaissance des éléments d’ensemble constituant ces contrats » douteux d’assistants parlementaires, financés par des budgets alloués par le Parlement de Strasbourg, mais soupçonnés de n’avoir travaillé qu’au profit du Front national, désormais appelé Rassemblement national. « Nous n’avons rien dissimulé », a-t-elle encore affirmé, défendant son avenir politique.
Marine Le Pen avait été condamnée le 31 mars 2025 pour détournement de fonds publics à une peine de quatre ans de prison, dont deux fermes sous bracelet électronique, 100 000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité, avec exécution provisoire. Cela l’empêche de se présenter à la présidentielle de 2027 ou, en cas de dissolution, de briguer une réélection comme députée à l’Assemblée nationale.

