Belgique

Prise d’otages simulée par la police dans le métro bruxellois.

Deux individus lourdement armés ont ouvert le feu sur des clients dans la galerie commerçante de Stockel Square avant de se retrancher dans une rame de métro avec une trentaine d’otages. L’exercice, organisé entre 8h30 et midi, visait à mesurer la coordination entre les différents services d’urgence et à renforcer la gestion de crise dans un environnement dense.


Le scénario conçu pour l’événement ne laissait que peu de place à l’improvisation. Deux individus lourdement armés ont fait irruption dans la galerie commerçante de Stockel Square, tirant sur des clients avant de se retrancher dans une rame de métro arrêtée à la station de Stockel avec une trentaine d’otages. Sur le terrain, des policiers, les services fédéraux, des secouristes, des partenaires tels que la Stib, ainsi que des figurants de la réserve civile BRU Response, ont été mobilisés pour tester la chaîne d’intervention dans toute sa complexité.

Organisé entre 8h30 et midi, l’exercice visait à évaluer la coordination entre les différents services d’urgence, à améliorer les réflexes opérationnels et à renforcer la gestion de crise dans un environnement dense, mêlant espaces commerciaux, transports publics et présence civile. « Avec cet exercice, nous voulons tester notre état de préparation dans des conditions réalistes et affiner davantage notre collaboration avec tous les partenaires », a déclaré la zone de police Montgomery.

Au-delà de l’intervention armée, c’est toute la mécanique de crise qui a été mise à l’épreuve. Il a fallu sécuriser les lieux, évacuer et soigner les blessés, gérer les familles, organiser la circulation de l’information et coordonner l’action des différents intervenants, de la police locale aux unités spécialisées et jusqu’aux services de secours. Le plan d’intervention psychosocial de la commune a également été activé pour évaluer comment les victimes et leurs proches seraient soutenus après un événement traumatique.

Prévenus en amont par des campagnes de communication, les riverains savaient qu’il s’agissait d’une simulation. La station de métro a été fermée au public durant l’exercice et la police a souligné qu’il n’y avait aucun danger pour la population. Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre, Benoît Cerexhe, observait l’opération aux côtés d’un représentant du parquet.