Pourquoi vous ne « claquez pas des dents » par grand froid
Lorsque la température chute, des capteurs situés sur la peau envoient l’information au cerveau, vers l’hypothalamus, qui joue le rôle de thermostat. Selon le médecin généraliste Lawrence Cuvelier, « claquer des dents permet en fait de réchauffer le visage, peu couvert, mais surtout de protéger le cerveau qui est une vraie priorité ».
Votre nez devient glacial, vos doigts rougissent et vos dents commencent à s’entrechoquer. Ces signaux sont indéniables : vous avez froid et votre corps vous en avertit. Son objectif est de maintenir votre température à 37 degrés pour garantir le bon fonctionnement de tous vos organes. Lorsque la température ambiante baisse, des capteurs situés sur votre peau envoient l’information à votre cerveau, dans une zone appelée l’hypothalamus, qui fonctionne comme un thermostat.
L’opération de thermorégulation est alors activée. D’abord, les vaisseaux sanguins proches de la surface de la peau se contractent. Le sang est prioritairement redirigé vers les organes vitaux, tels que les poumons ou le cœur, ce qui entraîne une sensation de froid dans les extrémités, comme les orteils, les mains et les oreilles.
Ensuite, les muscles entrent en action. Vous commencez à trembler et à claquer des dents, ce qui explique l’expression ! Lawrence Cuvelier, médecin généraliste, décrit cette réaction corporelle :
« Quand on dit qu’on claque des dents, on met surtout les muscles de la mâchoire en mouvement. Quand les muscles travaillent, ils produisent de l’énergie et donc de la chaleur. Claquer des dents permet en fait de réchauffer le visage, peu couvert, mais surtout de protéger le cerveau qui est une véritable priorité. »
Cette réponse du corps sert ainsi de mécanisme de défense face au froid, en assurant la protection des zones les plus sensibles.

