Pourquoi des centres de vaccination de la périphérie ont refusé de donner la dose booster aux jeunes Bruxellois

Une proposition pourtant formulée plus tôt cette semaine par Wouter Beke, le ministre flamand du Bien-être et de la Santé publique (CD&V) mais dont les centres en question, notamment ceux de Zaventem, Tervuren et Vilvorde, ne sont pas satisfaits. C’est ce qu’a indiqué vendredi le professeur Dirk Devroey, président de la zone de soins de première ligne du Druivenstreek. Tant Dirk Devroey que Hans Bonte (Vooruit), bourgmestre de Vilvorde, critiquent la décision du ministre Beke. Ils dénoncent le fait qu’aucune communication ou information officielle n’a été envoyée aux centres par le gouvernement flamand. « Il n’y a pas de prise de décision claire, il n’y a pas de lignes directrices », déplore ainsi le bourgmestre Hans Bonte. « En principe, selon les règles actuelles, nous n’aurions même pas le droit d’administrer des piqûres à des jeunes autres que ceux qui viennent de nos propres communes. La réglementation flamande n’est pas prête. »

Les deux responsables ont également des objections pratiques. Lorsque les habitants des communes concernées viennent recevoir leur piqûre, les données les concernant peuvent être récupérées sur Doclr. Une vaccination peut ensuite être facilement enregistrée dans Vaccinnet. « Nous devrions saisir manuellement les données des personnes vivant en dehors de nos communes. Cela ouvrirait la porte à des erreurs », explique Dirk Devroey. « Je comprends que les jeunes bruxellois veuillent venir chercher leur dose de rappel, mais cette façon de travailler contraste fortement avec l’année passée. »

Selon les deux hommes, il est question de « plusieurs dizaines » de jeunes qui ont déjà fait une demande ou se sont inscrits dans leurs centres pour recevoir une dose de rappel.

« Lors de la décision sur la piqûre booster pour les jeunes, il a été convenu de ne pas refuser les jeunes Bruxellois et Wallons en Flandre. L’organisation de celle-ci est déterminée centre par centre. Nous discutons encore des aspects pratiques avec les centres », a réagi Carmen De Rudder, porte-parole du ministre Beke. « Nous espérons évidemment qu’une solution sera trouvée, car il serait dommage que ces jeunes ne puissent pas avoir leur rappel. »

La « grande majorité des centres » sont prêts à faire preuve de flexibilité, a, de son côté, relevé Dirk Dewolf, administrateur général de l’Agence flamande pour les soins et la santé (Agentschap Zorg en Gezondheid), lors d’un briefing sur la campagne de vaccination au nord du pays. Il ne s’attend pas à une grande ruée vers les centres de vaccination flamands de la part des jeunes de Bruxelles et de Wallonie, car le taux de vaccination est déjà plus faible dans ces groupes d’âge.