Pour Servais Verherstraeten (CD&V), un gouvernement majoritaire reste possible: « Nous avons l’obligation d’y arriver »

Le mois de septembre sera « un moment politique très important », marquant la fin de la confiance accordée au gouvernement mené par Sophie Wilmès, a pointé jeudi Servais Verherstraeten, chef de groupe CD&V à la Chambre, sur les ondes de Bel RTL. « Si on ne donne pas la confiance à un gouvernement quelconque, ce sera les élections, c’est inévitable », a-t-il déclaré. Le chef de groupe CD&V à la Chambre a répété l’intention des trois partis Open Vld, MR et CD&V de former un gouvernement majoritaire. Les présidents des trois partis gouvernementaux, qui ne disposent pas d’une majorité au parlement, ont annoncé mercredi reprendre la main dans la formation d’un gouvernement fédéral. Ils ont rejeté l’option présentée par la famille socialiste d’un gouvernement minoritaire, composé des trois partis gouvernementaux ainsi que des socialistes et du cdH. « Le pays a connu quelques gouvernements minoritaires mais leur vie n’a pas été très longue », a souligné Servais Verherstraeten jeudi matin sur Bel RTL.

La majorité est « plus qu’une option, c’est la base de la démocratie pour faire voter les lois », a également insisté Hendrik Bogaert, député CD&V, sur le plateau de LN24 jeudi matin.

Pour M. Verherstraeten, un gouvernement majoritaire reste possible, « il y a assez de talents pour surmonter les différences », a-t-il déclaré, en affirmant sa préférence pour une formation alliant le PS et la N-VA, les deux plus gros partis de chaque côté de la frontière linguistique. « Tous les partis doivent mettre de l’eau dans leur vin. »

Pour Hendrik Bogaert, il y a urgence: les partis ne peuvent se permettre de discuter tout l’été. « On doit agir maintenant », a-t-il insisté.

Si Servais Verherstraeten a estimé que les « dates butoirs ne facilitent pas les choses », rejetant le 21 juillet comme deadline, le chef de groupe des chrétiens-démocrates flamands a toutefois souligné que le mois de septembre constituerait un « moment politique important ». Il s’agira de la fin de la confiance accordée au gouvernement Wilmès mis en place pour gérer la crise sanitaire provoquée par le coronavirus. « Si on ne donne pas la confiance à un gouvernement quelconque, ce sera les élections, ce sera inévitable », a-t-il prévenu.

Arriver jusque là serait « irresponsable et le signe d’un égocentrisme incroyable d’une classe politique », a estimé Hendrik Bogaert, sur LN24. Pour lui, les élections seraient synonymes de catastrophe: « les résultats seront pires que les sondages, on aboutira à une société complètement polarisée ».

« Nous avons l’obligation d’y arriver », a conclu Servais Verherstraeten.