Pour Caroline Désir, le nouveau calendrier scolaire ne pose pas de « difficultés particulières » mais « ça ne veut pas dire que c’est facile »

Selon elle, plusieurs enseignants néerlandophones venus de Flandre pour donner cours dans une école francophone en immersion ont en effet remis leur démission afin de conserver les mêmes congés scolaires que leurs enfants scolarisés en Flandre, où le calendrier n’a pas été modifié.

Interrogée jeudi à l’occasion de la rentrée du Parlement de la FWB par la députée d’opposition (Les Engagés) Mathilde Vandorpe sur la situation, la ministre Désir a indiqué qu’un premier coup de sonde opéré dans le milieu scolaire n’avait à ce stade pas révélé de « difficultés particulières ».

« Ca ne veut pas dire que c’est facile, mais aucune école n’a dû renoncer à l’immersion linguistique », a assuré la ministre.

Les seuls chiffres complets actuellement à disposition en matière de démission dans l’immersion émanent du réseau Wallonie-Bruxelles Enseignement (WBE). « Sur les 270 enseignants en langue étrangère, on n’y compte qu’un seul départ », a précisé jeudi Mme Désir.

Quelque 40.000 élèves en FWB suivent actuellement leurs cours en immersion, et ce majoritairement en néerlandais.

Suite à la réforme des rythmes scolaires, les élèves (et enseignants) de la FWB disposent de vacances d’été raccourcies mais de congés de Toussaint et Carnaval rallongés.

Ce calendrier est en outre quelque peu désynchronisé par rapport à la Flandre et la communauté germanophone, certains congés (les vacances de Pâques notamment) ne coïncidant plus forcément.