Belgique

Portugal : accord pour voter une loi entre le gouvernement et l’extrême droite

Peu avant le vote (152 voix pour et 64 contre), le parti du Premier ministre Luis Montenegro a annoncé avoir conclu un accord avec la formation anti-immigration Chega. La réforme votée jeudi durcit les conditions d’accès à la nationalité et maintient la possibilité d’une déchéance de nationalité en tant que peine accessoire.


Peu avant le vote (152 voix pour et 64 contre), le parti du Premier ministre Luis Montenegro, qui ne détient pas la majorité absolue à l’assemblée, a annoncé avoir conclu un accord avec le parti anti-immigration Chega, la deuxième force politique au Portugal, qui a impliqué « des concessions de part et d’autre ».

Le nouveau texte vise à répondre aux objections formulées en décembre dernier par la Cour constitutionnelle, qui avait jugé que plusieurs articles de la première version étaient contraires à la loi fondamentale, notamment une disposition prévoyant la perte de nationalité en cas de condamnation pour crimes graves. Le nouveau président élu en février, le socialiste Antonio José Seguro, pourra de nouveau saisir la Cour constitutionnelle pour qu’elle examine les amendements apportés à la loi sur la nationalité.

La réforme votée jeudi accentue encore les conditions d’accès à la nationalité et maintient notamment la possibilité d’une déchéance de nationalité comme peine accessoire dans le cadre d’une condamnation pénale, bien que ses modalités aient été modifiées. En septembre dernier, l’Assemblée avait voté une réforme durcissant les conditions d’entrée des étrangers, initialement confrontée à un veto présidentiel en raison des objections soulevées par la Cour constitutionnelle concernant les dispositions relatives au regroupement familial. De plus, en mars, le gouvernement a adopté une réforme législative visant à faciliter et accélérer l’expulsion d’immigrés clandestins, qu’il devra bientôt soumettre au vote du Parlement.