Plus une personne naît tôt dans l’année, plus elle a de chances de trouver un bon job après ses études

Les enfants nés en janvier ont tendance à trouver plus vite un bon job après leurs études que leurs camarades nés plus tard dans l’année, peut-on lire dans une étude réalisée par Stijn Baert, économiste du travail à l’UGent. Dans ses conclusions, publiées par Het Nieuwsblad, le professeur explique que la différence de maturité entre une personne née le 1er janvier et une autre née le 31 décembre n’est pas sans conséquence. « Il ne faut pas croire que cette différence se résorbe d’elle-même, l’enseignement et le politique doivent y être attentifs. »

Toujours selon cette étude, les personnes nées plus tard dans l’année ont généralement plus de risques de décrochage scolaire et effectueraient moins souvent un job étudiant. Pour en arriver à cette conclusion, le professeur a sondé 6.000 Flamands, nés entre 1978 et 1980.

Par le passé, d’autres études avaient également mis en avant que les enfants nés en fin d’année civile se sentaient généralement moins bien, avaient de moins bons résultats scolaires et luttaient davantage contre le surpoids.

Il semblerait que ces différences se manifestent toujours à l’âge de 25-30 ans. Selon le professeur, « toute personne née à la fin de l’année a nettement moins de chances de trouver un emploi dans l’année suivant l’obtention de son diplôme, sans parler d’un emploi à temps plein avec un contrat à durée indéterminée. »

Et dans le futur?

Toujours selon l’expert, il reste à déterminer si l’effet boule de neige continue encore à se manifester après cet âge-là. La date de naissance joue-t-elle sur les opportunités de promotion et les risques de licenciement? Ou, au contraire, l’écart finit-il par se résorber tôt ou tard?

Selon lui, il appartient aux politiques et au secteur de l’enseignement de trouver des solutions pour que les différences se gomment plus vite entre ces deux groupes de personnes nées la même année.