Pénurie de personnel au SIAMU : grève le 31 décembre
Les syndicats estiment que le Service d’incendie et d’aide médicale urgente (SIAMU) fait face à une pénurie structurelle de personnel et rappellent une hausse de l’activité, avec +68% de missions ambulancières en quinze ans. Ils dénoncent une réduction du nombre d’agents de garde et des limitations dans la prise des congés annuels, jugées intenables.
Dans une déclaration conjointe, les syndicats estiment que le Service d’incendie et d’aide médicale urgente (SIAMU) souffre depuis longtemps d’une pénurie structurelle de personnel. Ils soulignent une augmentation notable de l’activité, avec une hausse de 68 % des missions ambulancières en quinze ans et de 30 % des interventions incendie en neuf ans, sans que des moyens supplémentaires ne soient alloués.
En parallèle, des adaptations des procédures de départ ont été mises en place, des équipes spécialisées ont été créées, des véhicules ont été ajoutés et le champ des missions a été élargi. Cependant, depuis 2012, le plan de personnel serait principalement basé sur des restrictions budgétaires plutôt que sur les besoins opérationnels.
L’application obligatoire de la législation sur le temps de travail rend aujourd’hui cette pénurie de personnel plus critique, selon les syndicats. Ceux-ci dénoncent une diminution du nombre d’agents de garde ainsi que des restrictions sur la prise de congés annuels, qu’ils jugent intolérables.
Les organisations affirment avoir alerté à plusieurs reprises le monde politique. Elles ont appris, par l’intermédiaire de Bruzz, qu’une réduction du budget des pompiers était envisagée, malgré une déclaration récente de la secrétaire d’État Ans Persoons (Vooruit) affirmant que les moyens allaient être maintenus.
La CGSP insiste sur l’importance de la discipline collective pour garantir l’impact du mouvement. Elle appelle à une mobilisation massive et unitaire lors du rassemblement et précise que, si nécessaire, l’organisation de l’aide médicale urgente pourra s’appuyer sur la Croix-Rouge et la Défense, comme prévu en situation exceptionnelle.
Les syndicats présentent cette action comme un premier signal fort adressé aux autorités et à la société, en ajoutant que d’autres actions sont en cours de préparation.

