Belgique

Pêle-Mêle se protège contre le risque de recel de livres rares.

Au lendemain de Noël, le comptoir de revente de Pêle-Mêle a vu une quinzaine de personnes faire déjà la file dès l’ouverture. Le livre représente entre 65 et 70% de l’activité du magasin.


Au lendemain de Noël, le comptoir de revente de Pêle-Mêle est très fréquenté. Dès l’ouverture, une quinzaine de personnes se trouvent déjà dans la file d’attente. Parmi les articles déposés, les livres tiennent une place prépondérante. « Ce sont des livres de ma grand-mère, qui est décédée. J’allais faire des dons, puis je me suis dit : autant reprendre un petit billet si c’était possible », témoigne un utilisateur.

En effet, certains ouvrages rares peuvent atteindre une valeur élevée sur le marché de l’occasion et être revendus à bon prix. « Celui-là, c’est une réédition d’un très ancien livre », explique Nico, qui attend dans la file. « L’original vaut 7500 euros, celui-ci vaut 30 euros, je crois. »

Cependant, cette réalité peut parfois conduire à des abus. Pierre-François De Wolf, le gérant de la librairie Pêle-Mêle, évoque le cas d’une personne ayant tenté de revendre plusieurs livres appartenant à ses parents, sans leur autorisation. Parmi les livres concernés se trouvaient de vieux albums de Tintin, particulièrement prisés par les collectionneurs. « Il y a un lien de parenté, l’enfant était majeur, il me présente sa carte d’identité. Dans ces cas-là, ça devient très compliqué de contrecarrer quelqu’un de mal intentionné. »

Bien que ces situations soient relativement rares, elles obligent la librairie à rester vigilante. Pour éviter les cas de recel, plusieurs mesures de précaution sont mises en place lors des opérations de rachat. « À partir de 10 euros, on prend systématiquement la carte d’identité », indique Pierre-François De Wolf. « Si c’est un mineur, il faut vraiment que la marchandise soit en relation avec son âge. Quand une marchandise paraît très neuve, voire trop neuve, là aussi, on essaie de comprendre d’où ça vient et on demande systématiquement un ticket d’achat ou une preuve d’achat. »

Ces mesures de sécurité sont jugées indispensables, d’autant plus que les livres représentent entre 65 et 70 % de l’activité du magasin.