Paul Magnette réagit au dernier Codeco: « Collectivement, on s’est plantés. Il faut avoir l’humilité de le reconnaître »

Mercredi dernier, le gouvernement fédéral et les entités fédérées étaient réunies lors d’un énième Codeco afin de statuer sur d’éventuelles mesures pour lutter contre la propagation du variant Omicron en Belgique. La réunion a accouché de nouvelles restrictions pour le monde culturel, telles que la fermeture des cinémas et des salles de spectacle.

L’annonce de ces mesures a eu l’effet d’une véritable douche froide pour un secteur déjà fortement touché par la crise sanitaire. Certains lieux culturels ont donc décidé de braver l’interdiction et de maintenir leurs portes ouvertes, provoquant une véritable cacophonie.

Dans une interview accordée à nos confrères de l’Echo, le président du PS Paul Magnette est passé aux aveux et a reconnu que la classe politique avait commis des erreurs lors de cette réunion. « Il faut avoir l’humilité de le reconnaître: collectivement, on s’est plantés lors de ce dernier Codeco« , a-t-il ouvertement avoué. « C’est difficile de gérer la crise, les Belges ont respecté les consignes, enduré les difficultés sociales, les restrictions, etc. Malgré cela, les gens restent respectueux. Mais il faut à présent reconnaître que cela craque de toutes parts , en partie en raison de la situation objective que nous vivons, mais aussi en raison des erreurs que nous avons commises« , a-t-il embrayé. Et le bourgmestre de Charleroi de poursuivre: « Il n’y a pas de honte, en tant que politique, à reconnaître que nous faisons des erreurs. Essayons d’en comprendre les origines et voyons comment les corriger ».

« Eviter d’y aller à l’aveugle »

Selon le socialiste, un travail préalable aurait dû être mené par la ministre de la Culture Bénédicte Linard (Ecolo) afin de ne pas imposer une fermeture à tous les lieux culturels: « On aurait dû établir des critères (ventilation, usage du masque, CST, etc.) en fonction desquels les lieux culturels pourraient continuer à fonctionner. Les acteurs auraient dû avoir eu la possibilité de se mettre en règle avant de recevoir une certification de la Communauté française. (…) Avec une certification, on aurait pu, en Codeco, éviter d’y aller à l’aveugle« .