« Parlons Solutions : loyers en hausse, insalubrité, alternatives possibles ? »
À Bruxelles, le loyer moyen a augmenté de 3,7% en 2025, avec plus de 2000 € par mois pour une maison mitoyenne et plus de 1300 € pour un appartement. En Wallonie, la hausse du loyer moyen est de 5,4%, avec des loyers variant entre 1000 et 1150 € pour une maison et plus de 800 € pour un appartement.
Louer un logement devient de plus en plus onéreux. À Bruxelles, le loyer moyen a augmenté de 3,7% en 2025. Actuellement, il faut compter :
– Plus de 2000 € par mois pour une maison mitoyenne.
– Plus de 1300 € pour un appartement. Jette se distingue comme la commune la moins chère avec un loyer moyen de 1.036 €. Toutes les communes bruxelloises dépassent ainsi le cap des 1000 € pour un appartement.
– Environ 900 € pour un studio.
En Wallonie, la hausse du loyer moyen est plus significative à 5,4%. Il est donc à prévoir :
– Entre 1000 et 1150 € pour une maison, selon le nombre de façades.
– Plus de 800 € pour un appartement.
– Moins de 600 € pour un studio.
Dans le sud du pays, c’est dans la province du Hainaut que les loyers moyens sont les plus abordables, avec une moyenne de 825 €. Toutes les provinces wallonnes affichent désormais un loyer moyen supérieur à 800 €.
Concernant la réglementation des loyers, il n’existe pas en Wallonie de grille indemnitaire comme à Bruxelles. Cependant, la ministre wallonne du Logement et de l’Energie, Cécile Neven (MR), précise qu’il y a une grille indicative mise à jour chaque année sur la base de 40 critères. Selon elle, imposer une grille contraignante pourrait avoir des effets indésirables, notamment une fuite de petits propriétaires vers des ventes de leurs biens.
La présidente de la Federia, Caroline Lejeune, mentionne que certains logements sont trop chers ou insalubres. Ainsi, la fédération lutte contre cela. À Namur, des services municipaux vérifient la salubrité des logements loués, ayant déjà visité plus de 600 logements insalubres en quatre ans, selon la bourgmestre f.f. Charlotte Bazelaire.
Il n’existe pas en Région wallonne de commission paritaire sur les loyers abusifs. En matière de médiation pour résoudre les conflits entre locataires et propriétaires, cela peut se faire avant, après ou pendant une procédure judiciaire, permettant de rétablir un dialogue. Andy Maddio a également co-créé la plateforme « Bailo », qui permet d’évaluer les propriétaires et locataires pour minimiser les abus.
Les Agences immobilières sociales (AIS) offrent des garanties supplémentaires aux propriétaires, comme le paiement des loyers même en cas d’impayés, un taux d’occupation sans vide locatif, et des exonérations fiscales. Cependant, le manque de logement est préoccupant. À Bruxelles, plus de 49.000 logements sociaux existent pour plus de 59.000 ménages sur liste d’attente, avec des délais d’attente allant jusqu’à 22 ans pour un appartement de trois chambres. En Wallonie, on compte près de 111.000 logements sociaux et 50.000 ménages en attente, mais les délais sont moindres.
Pour améliorer la situation des logements, des initiatives comme Wallog visent à attirer des investisseurs privés dans le secteur immobilier. Toutefois, pour construire davantage, il est nécessaire que les autorités délivrent plus de permis. Alain Verheulpen, Directeur général du SLRB, confirme que 4.000 logements sont encore à construire.
Enfin, des alternatives de logement émergent. L’association 1Toit2Ages propose un hébergement intergénérationnel qui pourrait également être étendu aux jeunes travailleurs. L’ASBL Racynes aide les personnes en difficulté à trouver des logements temporaires, tandis que la Fédération RAPel soutient des publics précaires avec diverses problématiques.

