Nouvelle instruction confirmée par le parquet sur Marc Dutroux
Le parquet du Brabant wallon a ouvert le 11 juillet 2024 un dossier basé sur des informations indiquant que Marc Dutroux détenait un GSM et avait accès à des images à caractère pédopornographique. Le 13 juin 2025, le parquet a requis le renvoi de Marc Dutroux devant le tribunal correctionnel pour détention d’images à caractère pédopornographique.
Le parquet du Brabant wallon a apporté des précisions concernant le dossier de Marc Dutroux à la suite de publications dans plusieurs médias évoquant l’ouverture d’une instruction pour détention d’images à caractère pédopornographique.
Cette instruction a été initiée le 11 juillet 2024, fondée sur des informations reçues par la direction de la prison de Nivelles, selon lesquelles Marc Dutroux possédait un téléphone portable et avait accédé à des images à caractère pédopornographique.
Le 31 juillet 2024, une perquisition a été effectuée dans la cellule de Marc Dutroux. Bien qu’aucun téléphone portable n’ait été retrouvé, les enquêteurs ont saisi quatre enveloppes contenant des images de femmes nues, certaines représentant de jeunes filles mineures.
Après plusieurs démarches, le dossier a été transmis au parquet le 8 janvier 2025. Ce dernier a demandé des investigations complémentaires, notamment une mise à jour de l’expertise mentale de Marc Dutroux. Une expertise mentale datant d’octobre 2020, réalisée dans le cadre du suivi par le tribunal d’application des peines de Bruxelles, a été déposée au dossier.
Le parquet a requis le 13 juin 2025 le renvoi de Marc Dutroux devant le tribunal correctionnel pour détention d’images à caractère pédopornographique. Lors d’une audience le 7 novembre 2025, l’avocat de Dutroux a sollicité des investigations complémentaires. La juge d’instruction a refusé cette demande, décision confirmée par la chambre des mises en accusation le 2 janvier 2026.
Le procureur Marc Rézette a déclaré à Belga : « La juge d’instruction procède à des investigations complémentaires qui nécessitent le respect du secret des investigations. Le parquet du Brabant wallon regrette vivement la divulgation d’informations parcellaires qui ne contribuent pas à l’avancement de l’enquête. »
Le ministère public a souligné qu’une communication adéquate et complète dépendait de la finalisation de l’enquête et de la décision de la chambre du conseil sur l’existence de charges suffisantes pour un renvoi devant le tribunal correctionnel. « Le parquet du Brabant wallon fera cette communication lorsque cette étape de la procédure sera atteinte« , a conclu le procureur.

