Nicole de Moor réagit aux propositions des ONG pour résoudre la crise de l’asile en Belgique: « Des choses que nous faisons déjà »

Sous le titre « Ceci n’est pas une crise », une cinquantaine d’organisations, dont Médecins sans Frontières, Médecins du Monde, le Samusocial, le Ciré et Vluchtelingenwerk Vlaanderen, ont présenté, mardi à Bruxelles, une feuille de route pour sortir de la crise actuelle de l’asile. « Je constate que les ONG proposent des choses que nous faisons déjà aujourd’hui », a répondu la secrétaire d’État à l’Asile et la Migration Nicole de Moor dans une réaction envoyée à Belga. « Nous travaillons déjà au sein du gouvernement fédéral pour créer de nouvelles places d’accueil. Nous nous mettons aussi autour de la table avec les Régions et les communes. Je n’ai pas du tout besoin d’un plan d’urgence fédéral pour cela », développe-t-elle ainsi.

Dans leur plan, les différentes ONG demandent que des hôtels soient réquisitionnés, que l’accueil des réfugiés ukrainiens soit mieux réparti et que les maisons de retour vides soient remplies.

« Je ne suis absolument pas d’accord avec certaines propositions. Utiliser la capacité de retour pour accueillir des demandeurs d’asile est une mauvaise idée. Lorsqu’une procédure d’asile se termine par une décision négative, vous devez pouvoir travailler au retour. Réduire la capacité de retour serait un mauvais signal. Certainement à un moment où l’afflux est plus élevé dans notre pays que dans d’autres pays européens », note la secrétaire d’État.

Ces derniers mois, 4.000 nouvelles places d’accueil ont déjà été créées. Nicole de Moor assure que des places continueront à s’ajouter. « La volonté politique ne manque certainement pas », souligne-t-elle.

Mais « nous devons limiter l’afflux de demandeurs d’asile et accélérer les retours. C’est pourquoi des missions de prévention comme celles en Géorgie sont absolument nécessaires pour signaler aux gens que la procédure d’asile n’est pas destinée à la migration économique », martèle Nicole de Moor. La secrétaire d’État mène en effet actuellement une mission de prévention dans ce pays du Caucase afin de tenter d’endiguer la forte augmentation de demandeurs d’asile provenant de Géorgie.