Belgique

Neuf pays, dont la Belgique, critiquent la commissaire européenne au « Conseil de la paix » de Trump.

La Commission a justifié sa participation à l’invitation adressée à sa présidente Ursula von der Leyen, représentée par Dubravka Suica, en invoquant une question de « courtoisie internationale ». Les ministres européens des Affaires étrangères se réunissent lundi à Bruxelles, où la commissaire Suica sera présente pour faire rapport de l’événement.


La Commission européenne a de nouveau justifié, vendredi midi, sa décision d’accepter l’invitation faite à sa présidente Ursula von der Leyen, qui a été représentée par Dubravka Suica. Cette justification repose sur une question de « courtoisie internationale », selon les déclarations de la porte-parole Paula Pinho. L’exécutif européen a précisé que la présence de Mme Suica ne devait pas être interprétée comme un soutien au Conseil de la paix ou une adhésion à cette initiative.

Les États membres ont été informés de cette participation lors d’une réunion qui s’est tenue mercredi entre les ambassadeurs, a rappelé Mme Pinho.

Cependant, plusieurs États membres ont exprimé des critiques à l’égard de cette annonce. La France a notamment souligné que la Commission européenne n’avait pas reçu de mandat de la part des États membres pour participer à cette réunion, considérant cela comme une illégalité au regard des traités de l’UE. Les critiques mettent en avant le risque que l’initiative américaine ne dépasse celle des Nations unies.

« Que la Commission européenne apporte son crédit à ce forum dans les circonstances actuelles est interpellant. Il eût été préférable de faire preuve de plus de prudence et d’attendre qu’une position européenne commune soit définie, par exemple au sein du Conseil des affaires étrangères, avant de s’engager », a déclaré, vendredi, une source diplomatique belge.

Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront lundi à Bruxelles, où la commissaire Suica sera présente pour faire le point sur l’événement.