Négociations fédérales: « La balle est à présent dans le camp de la famille libérale »

Les présidents des deux formations sorties en tête du scrutin du 26 mai de l’année dernière ont été chargés par le Roi, à la veille du 21 juillet, de constituer une large majorité au parlement. Ils se sont donné cinquante jours pour y parvenir. Vendredi, ils ont présenté au Souverain un premier rapport intermédiaire. 

« La balle est à présent dans le camp des libéraux », a-t-on entendu vendredi soir auprès d’un des partis flamands engagés dans les discussions. « Et en particulier, un des deux: l’Open Vld », a-t-on ajouté. 

Après de récentes interviews du président du MR Georges-Louis Bouchez, certains attendent des libéraux flamands qu’ils prennent leurs distances avec leurs homologues francophones. « J’en ai assez du MR », a affirmé un autre négociateur flamand. 

La note des libéraux transmise jeudi aux préformateurs comptait plus de cinquante points. Plusieurs de ceux-ci ne constituent pas, d’après ce négociateur, une base sérieuse de négociation. « Leurs propositions concernent la refédéralisation, l’affaiblissement d’éléments sociaux, la fiscalité… J’ai surtout le sentiment que Bouchez ne veut pas que Magnette réussisse. Ce parti va devoir réaliser que qu’il a significativement moins d’électeurs que le PS ». 

Du côté de l’Open Vld, on confirmait que les partis libéraux ne faisaient qu’un dans la négociation. 

Dans le camp socialiste francophone, on a souligné vendredi soir que cinq partis, à savoir le PS, le sp.a, la N-VA, le CD&V, membre du gouvernement actuel, et le cdH « considèrent qu’il y a une base de discussion possible », « qu’il est possible d’avancer ». En tout, ces formations représentent 70 sièges. Le Roi demande d’élargir ce socle, pour avoir une assise plus large, a-t-on fait observer, sans fixer d’exclusive sur l’élargissement des échanges avec d’autres formations démocratiques. Jusqu’ici la mission a en tout cas permis d’avancer vers une première étape, a-t-on résumé.