Nacer Bendrer a finalement reconnu que Mehdi Nemmouche lui avait demandé une arme

Belgique

C’est lors de son troisième interrogatoire en Belgique, le 13 mars 2015, que Nacer Bendrer a finalement reconnu que Mehdi Nemmouche lui avait demandé de lui trouver une arme type kalachnikov, ont rappelé les procureurs fédéraux, vendredi, au travers de la lecture de leur acte d’accusation, lors du procès aux assises de l’attentat au Musée juif de Belgique. 

L’audience a été levée pour une première pause à 10h40. 

Nacer Bendrer a reconnu, lors de son interrogatoire par la juge d’instruction le 13 mars 2015, qu’il avait vu Mehdi Nemmouche à Bruxelles les 10 et 11 avril 2014, après avoir pris le train depuis Marseille. Il a expliqué qu’il devait y venir pour « voir une voiture » et qu’il avait accepté d’y retrouver son ancien compagnon de cellule à la demande de ce dernier. Il a également reconnu que c’est lors de cette rencontre que Mehdi Nemmouche lui a dit qu’il voulait une arme, et plus spécifiquement une kalachnikov.

Une dizaine de jours plus tard, ce dernier l’a recontacté, lui disant qu’il se trouvait devant chez lui à Marseille, selon sa version. Nacer Bendrer lui aurait alors dit qu’il n’avait pas l’arme qu’il cherchait. Il a indiqué aux enquêteurs qu’il n’avait ensuite plus eu de nouvelles de Mehdi Nemmouche.

Il a également expliqué que, s’il n’était pas venu à Bruxelles avec son GSM, c’était simplement parce qu’il n’en avait pas besoin.

Nacer Bendrer a ajouté qu’il ne savait ni pourquoi Mehdi Nemmouche voulait une arme ni pourquoi ce dernier était revenu à Marseille le 30 mai 2014, quelques jours après la fusillade au Musée juif.

Quant à Mounir Attallah, il avait également fini par admettre, devant la juge d’instruction le 1er juillet 2015, que Mehdi Nemmouche l’avait bien contacté en avril 2014 pour obtenir le numéro de téléphone de Nacer Bendrer.

Les trois hommes s’étaient connus en prison, à Salon-de-Provence, entre 2009 et 2010. Mounir Attallah avait précisé qu’il ne savait pas pour quelle raison Mehdi Nemmouche souhaitait contacter Nacer Bendrer.

A l’issue de cet interrogatoire, Mounir Attallah avait été inculpé lui aussi de complicité d’assassinats dans un contexte terroriste et placé sous mandat d’arrêt. Il a finalement fait l’objet d’un non-lieu et n’a pas été renvoyé devant la cour d’assises.