Moyen-Orient : attaque de drone sur pétrolier koweïtien à Dubaï, pas de blessés
Le pétrolier Al-Salmi « était entièrement chargé au moment de l’incident » et les autorités des Émirats arabes unis ont affirmé qu’il n’y avait « pas eu de fuite de pétrole » ni de blessés. Donald Trump a dit à des conseillers être disposé à stopper la campagne militaire en Iran même si le détroit d’Ormuz était toujours largement fermé.
Le pétrolier Al-Salmi « était entièrement chargé au moment de l’incident. L’attaque a causé des dégâts matériels sur la coque du navire et un incendie à bord, avec un risque de marée noire dans les eaux environnantes », a rapporté l’agence de presse koweïtienne Kuna, citant la société pétrolière nationale Kuwait Petroleum Corporation et accusant l’Iran. Les autorités des Émirats arabes unis ont ensuite indiqué que les équipes d’intervention avaient maîtrisé l’incendie et qu’il « n’y avait pas eu de fuite de pétrole » ni de blessés. Elles avaient précisé un peu plus tôt que le pétrolier avait été la cible d’un drone dans les eaux de Dubaï.
Un média iranien a signalé mardi des informations « initiales » concernant des frappes ayant touché des « sites militaires » dans le centre de l’Iran, ajoutant que l’ampleur des dégâts et le nombre éventuel de victimes n’étaient pas connus.
Donald Trump a déclaré à des conseillers être prêt à mettre fin à la campagne militaire en Iran, même si le détroit d’Ormuz demeurait largement fermé, selon le Wall Street Journal, citant des représentants américains. Cette décision serait motivée par la volonté de ne pas prolonger le conflit au-delà des quatre à six semaines évoquées par le président américain.
Cette déclaration intervient alors que Donald Trump a menacé plus tôt dans la journée de détruire les infrastructures électriques iraniennes ainsi que les usines de désalinisation et les puits de pétrole de l’Iran, appelant Téhéran à rouvrir le détroit d’Ormuz – actuellement bloqué – et à accepter de négocier un accord avec Washington.
Relayées par des médiateurs, les propositions américaines pour mettre fin au conflit sont perçues par Téhéran comme « irréalistes et excessives », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé dans une interview à la chaîne américaine Newsmax qu’il ne souhaitait pas établir de calendrier pour la fin de la guerre.

