Belgique

Michel De Maegd ne reste pas au MR, rejoint Les Engagés.

Michel De Maegd a décidé de rejoindre Les Engagés après avoir été membre du MR et élu député fédéral pour ce parti. Les tensions entre Michel De Maegd et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, ont éclaté publiquement en septembre 2025 suite à des désaccords sur le dossier « Gaza ».


Michel De Maegd, auparavant membre du MR et député fédéral représentant ce parti, a choisi de rejoindre Les Engagés. Cette annonce a été faite lors d’une conférence de presse par Yvan Verougstraete, président du mouvement centriste, en présence d’un autre ancien membre du MR, le ministre fédéral Jean-Luc Crucke (Engagés), ainsi que d’Aurore Tourneur, cheffe de groupe des Engagés au Parlement fédéral.

Bruxellois originaire de Boitsfort, Michel De Maegd était en désaccord avec le président du MR, Georges-Louis Bouchez, depuis plusieurs mois, en particulier sur les positions adoptées par ce dernier concernant le dossier « Gaza ».

Michel De Maegd a un parcours singulier dans la politique. Ancien journaliste à la télévision, il a rejoint le MR en 2019 pour figurer sur la liste fédérale à Bruxelles. Il a été élu député lors des élections de mai 2019 et réélu en 2024, obtenant près de 18 000 voix de préférence. Il a joué un rôle important au sein de son parti en tant que vice-président de la commission des Relations extérieures de la Chambre, se distinguant comme un député de référence sur les questions internationales, notamment le dossier palestinien.

### Un transfert sur fond de tensions avec Georges-Louis Bouchez

Des tensions sont apparues entre Michel De Maegd et le président du MR, Georges-Louis Bouchez, liées précisément au dossier israélo-palestinien. Ces tensions ont éclaté publiquement en septembre 2025. Lors de sa participation à l’émission « QR le débat » sur la RTBF pour discuter de Gaza, Michel De Maegd a été écarté de l’émission par le président du MR, qui a préféré Denis Ducarme, plus en accord avec lui sur le sujet. Dans un long message sur les réseaux sociaux, Michel De Maegd a dénoncé « une dérive autocratique inquiétante » en évoquant son président de parti. Georges-Louis Bouchez a rétorqué : « Nos concitoyens attendent autre chose de la part des élus bien payés que de pleurnicher pour l’un ou l’autre débat. »

Plus récemment, Michel De Maegd a qualifié de « faute » la décision de son président de parti « d’instrumentaliser » la controverse autour de la crèche de Noël de la Grand-Place de Bruxelles.