Menace de nouveaux droits de douane : Maxime Prévot plaide pour le dialogue au Groenland.
Ce samedi, Donald Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane de 10% pouvant aller jusqu’à 25% sur les produits d’une série de pays européens, dont le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont fait savoir que « l’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté ».
Ce samedi, Donald Trump a menacé d’introduire de nouveaux droits de douane, débutant à 10 % et pouvant atteindre jusqu’à 25 %, sur les produits provenant de plusieurs pays européens. Cette liste inclut le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande. Selon le président américain, ces nouveaux droits seraient appliqués « jusqu’à la vente totale du Groenland ». Cette annonce a suscité des réactions, notamment celle du Premier ministre suédois Ulf Kristersson, qui a déclaré : « Nous ne nous laisserons pas intimider ».
Mais qu’en est-il de la Belgique ?
La Belgique a choisi, vendredi, d’envoyer un officier de liaison au Groenland. Pour le moment, le pays ne figure pas sur la liste évoquée. Cela pourrait s’expliquer par le fait que l’annonce belge a été faite après celles des autres pays, déjà mentionnés par Trump. Hier soir, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a réagi via son compte X : « Nous restons ouverts pour collaborer sur les questions de sécurité de façon collective et non hostile », a-t-il écrit.
Il a également précisé : « Si des membres de l’Alliance décident d’une opération au Groenland, c’est précisément pour démontrer que nous sommes tous soucieux de la sécurité dans la région et que nous prêts à jouer ensemble pleinement notre rôle. Dans le cadre de l’OTAN, aux côtés du Danemark, dont la souveraineté et l’intégrité territoriale ne peuvent en aucune manière faire l’objet de chantage ».
« La solution viendra du dialogue »
Dès samedi soir, plusieurs pays européens ont condamné l’annonce des États-Unis. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Antonio Costa, ont affirmé que « l’Europe restera unie, coordonnée et déterminée à défendre sa souveraineté« .
Les ambassadeurs des pays membres se réuniront en urgence ce dimanche après-midi pour discuter de la situation. Kaja Kallas, cheffe de la diplomatie européenne, a souligné que seules la Chine et la Russie « profitaient de la division des alliés« . Par ailleurs, les trois groupes « pro-UE » du Parlement européen, incluant les conservateurs du PPE de von der Leyen, les sociaux-démocrates, et les libéraux de Renew, ont indiqué qu’ils suspendaient temporairement l’approbation de l’accord commercial entre les États-Unis et l’UE. Les libéraux et les sociaux-démocrates appellent également à utiliser l’ »instrument anti-coercition« , qui procure à l’UE diverses options de réaction lorsqu’un de ses membres subit des pressions de la part d’un pays tiers.

