Belgique

Melvil Poupaud : choix de rôles axés sur diversité et cinéma belge

Melvil Poupaud incarne un homme sans morale dans Plus fort que le diable, où il décrit son personnage comme un « loser absolu » qui se laisse embarquer par une chef de gang jouée par Asia Argento. Dans L’amour et les forêts, il interprète un homme manipulateur aux côtés de Virginie Efira, dans un film porté par un regard féminin sur des violences persistantes.


Dans *Plus fort que le diable*, Melvil Poupaud incarne un homme dénué de morale, entraîné malgré lui dans une spirale de violence. L’acteur précise cependant que ce personnage apparaît plutôt perdu qucalculateur : « *On parle vraiment d’un loser absolu qui se retrouve lui-même embrigadé dans un truc qui le dépasse. Il rencontre cette chef de gang, cette chef de mafia qui est jouée par Asia Argento […] et mon personnage, c’est plutôt un type largué. Moi, je le considère un petit peu comme une sorte de Pinocchio, c’est-à-dire qu’il rencontre sur son chemin Grand Coquin et les voyous, et qu’il se laisse embarquer*. »

Dans *L’amour et les forêts*, aux côtés de Virginie Efira, il joue un homme manipulateur au cœur d’un récit axé sur l’emprise psychologique. Un rôle intense et délicat, inséré dans un film qui offre un regard féminin sur des violences persistantes au sein des foyers.

« *J’ai été très bien dirigé par Valérie Donzelli, avec un scénario écrit par Audrey Diwan. Je pense que c’étaient des femmes qui avaient besoin de raconter cette histoire. Je m’estime très chanceux d’avoir été leur anti-héros*. »

L’acteur évoque également sa fille, Chiara Mastroianni : « *C’est quelqu’un qui a séduit toute la planète à une époque, qui a fait des grands films, qui a tourné avec des immenses metteurs en scène, avec des immenses actrices, des immenses acteurs*, » raconte-t-il.

Melvil Poupaud ne se limite pas au cinéma. Il développe en parallèle un projet musical né en Belgique, une nouvelle dimension dans sa carrière. « *Pendant le tournage d’une série que j’ai faite ici qui s’appelle OVNI(s), j’ai rencontré un type qui est prof de philo à la Cambre, qui s’appelle Gilles Collard, qui est aussi écrivain et journaliste et on a décidé de faire un peu de musique. […] On a monté ce groupe qui s’appelle Raison Secrète. On a fait plusieurs répétitions avec sa sœur à la batterie, notre ami Dominique Carlier qui fait les synthés. Et voilà, c’est une espèce de rock atmosphérique*. »

En conclusion de cet entretien, Melvil Poupaud a souhaité mettre en avant Gilles Collard à travers son livre *Klaus, une vie antifasciste*. Cet ouvrage est consacré à Klaus Mann, écrivain et intellectuel qui avait anticipé la montée du nazisme, et dont le parcours résonne encore aujourd’hui.