Maxime Prévot plaide pour un réseau d’enseignement « harmonisé »

Maxime Prévot avait promis que la refondation du CDH bousculerait les habitudes. Il a tenu parole… Lundi, au bureau de parti, le président a été invité à s’expliquer sur les propos – passés relativement inaperçus – qu’il a tenus le 27 janvier sur DH Radio.

« On doit améliorer la filière d’enseignement en faisant en sorte de tendre vers un réseau unique, disait-il. Je suis favorable à ce qu’il y ait à terme un réseau unique. » Certes, il ajoutait vouloir conserver le niveau d’autonomie que l’on connaît dans le libre, mais, lorsqu’on sait l’attachement viscéral du CDH à ce réseau, il y a de quoi être surpris.

Le libre comme référence

Contacté par La Libre, M. Prévot a précisé sa pensée. « Notre enseignement est confronté à des défis majeurs qui nécessitent des moyens financiers conséquents. » Il cite la revalorisation des enseignants, le tournant numérique, la rénovation des bâtiments… « Une piste de réflexion serait de pouvoir réduire les coûts superflus liés à la coexistence de quatre réseaux d’enseignement (le libre et les trois officiels). » Ce qui aurait aussi l’avantage de faciliter la mobilité des professeurs, selon lui.

Intuitivement, lorsqu’on parle de fusion des réseaux, on s’image que le réseau officiel de la Communauté française (ou Fédération Wallonie-Bruxelles) va absorber les autres. Pas dans l’esprit de Maxime Prévot. Ce serait même plutôt l’inverse.

Le « réseau harmonisé », comme il l’appelle à présent (plutôt que réseau unique), aurait le même degré d’autonomie que le libre (ce qui a fait « le succès de fréquentation de l’enseignement libre »). Et assurerait un niveau de financement équitable entre les écoles – aujourd’hui, l’officiel est mieux financé. Maxime Prévot ajoute que « cela permettrait de recalibrer le rôle de l’État comme régulateur équidistant de toutes les écoles plutôt qu’opérateur ».

La priorité, termine le Namurois, serait toutefois « de réussir la fusion des réseaux officiels entre eux, bien qu[‘il] puisse concevoir une exception pour l’enseignement communal ». Si l’intention est partagée au sein du CDH, la disparition des réseaux reste une étape trop grande à franchir pour certains.