Mathis Pilloni remporte le premier concours d’éloquence de l’HELMo

Mathis, 21 ans, a remporté jeudi dernier le premier concours d’éloquence organisé par le Département Economique et juridique de HELMo (Campus Guillemins). Face à 6 autres candidats, il s’est défendu sur le thème “Est-ce votre dernier mot ?”.

”J’ai décidé de m’approprier ce thème en rédigeant un texte sur l’importance d’une bonne conclusion”, explique l’étudiant en première année de droit. “J’aime avoir une approche originale des choses.”

Et le jury composé de Lionel Legrand (programme YEP), Jane Betsch (Chambre de Commerce et d’Industrie Liège-Verviers-Namur), Fannie Cornil (RTC Télé Liège), l’avocat Pascal Bertrand et Nicolas Petterle (responsable du service Communication de HELMo) a manifestement été conquis par sa performance.

Un beau succès

”Cette première édition a livré beaucoup de belles choses”, explique Cécile Dessart, la directrice du Département Economique et juridique qui englobe notamment les bacheliers en droit, marketing, comptabilité ou encore assistant de direction. “Dans tous nos programmes d’études, dans tous nos bacheliers, on a toujours au moins une unité d’enseignement consacrée à la communication. C’était l’occasion pour les étudiants de les mobiliser dans le cadre d’un concours. D’autant que la prise de parole en public est une compétence essentielle dans la vie professionnelle mais aussi dans la vie de tous les jours.”

Les 7 participants au premier concours d'éloquence de l'Helmo
Les 7 participants au premier concours d’éloquence de l’Helmo ©Helmo

Acquérir de l’expérience

Mathis Pilloni est en tout cas ravi d’avoir participé et remporté cette première édition. Le jeune homme n’en était d’ailleurs pas à son coup d’essai. “J’ai participé à mon premier concours d’éloquence quand j’étais en rhéto. J’ai toujours été assez timide, mais je me suis rendu compte que j’aimais ça : parler devant des gens et porter un message.” A l’époque, l’étudiant avait d’ailleurs déjà terminé premier. “J’ai réalisé que ça me faisait vibrer, c’est pour ça que je me suis dit que j’allais poursuivre sur cette voie en me lançant dans des études pour devenir avocat.”

Pour lui, ces concours permettent d’acquérir de l’expérience et de se surpasser. L’année prochaine, ce compétiteur dans l’âme espère pouvoir participer au concours national d’éloquence Publiq. “Mon objectif, c’est toujours de progresser. Il y avait plus d’une centaine de personnes dans le public donc c’était un très bon exercice. C’est aussi une manière pour moi de montrer ce que je vaux. J’espère que certaines personnes se souviendront de moi si on est amené à se recroiser un jour et qu’elles se diront ‘ah oui, c’est l’étudiant qui avait gagné le cours d’éloquence’.”

Une initiative étudiante

Outre les participants, ce concours a aussi été l’occasion pour bon nombre d’étudiantes et étudiants de s’impliquer dans l’organisation de cet événement. Cécile Dessart rappelle en effet que ce concours d’éloquence a été monté de A à Z par les étudiants eux-mêmes. “L’idée de base est venue d’une étudiante en bachelier de droit”, explique-t-elle. “Par la suite, des étudiants d’autres bacheliers se sont joints au projet. Ils ont cherché les sponsors, réalisés les plans financiers, etc. Ils se sont vraiment mobilisés autour de cet événement. Des professeurs se sont également rendus disponibles pour coacher les étudiants qui voulaient participer au concours en tant que candidats.”

Au vu de l’enthousiasme suscité par la première édition, le concours pourrait être amené à revenir. “On doit encore en discuter, mais on aimerait renouveler l’expérience en organisant d’autres événements autour de la prise de parole”, conclut la directrice.