Mascarade électorale dénoncée à la gare du Nord: « On s’est complètement fait utiliser par le gouvernement fédéral »

Abonnés Sarah Freres Publié le – Mis à jour le

Belgique “Je te promets un miracle”. C’est le serment écrit sur un des pans de murs de l’arrêt de bus de la gare du Nord. La semaine dernière, Maggie De Block, ministre en charge de l’Asile et la Migration (Open VLD) se disait fière d’avoir trouvé une solution concernant les migrants qui vivotaient dans le Centre de Communication Nord (CCN) de la gare. “Nous avons rendu la gare aux voyageurs”, se félicitait-elle. Une semaine plus tard, les organisations d’aide aux migrants ont l’impression d’avoir été le dindon de la farce. Entendez par-là : si la ministre a pu se vanter d’avoir vidé la gare, c’est grâce à la Croix-Rouge, le Samusocial et la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés qui ont poussé leurs murs pour trouver 140 places d’accueil. D’aucuns dénoncent une mascarade électorale, avec la libérale flamande pour cheffe d’orchestre. “On s’est complètement fait utiliser par le gouvernement fédéral, qui peut fanfaronner et faire croire aux électeurs que la situation près de la gare est sous contrôle. Si vous allez sur place, vous verrez bien que ce n’est pas le cas”, s’énerve un travailleur du secteur associatif, sous couvert d’anonymat.