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Manifestations en Iran persistent malgré la répression et la coupure d’internet

Des manifestations ont eu lieu en Iran, notamment dans le quartier de Sadatabad à Téhéran, où des habitants ont exprimé des slogans hostiles au pouvoir, en dépit d’une coupure nationale d’internet. L’ONG Iran Human Rights a rapporté qu’au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés depuis le début de la contestation le 28 décembre.


De nouvelles manifestations ont eu lieu en Iran tard vendredi, notamment dans un quartier du nord-ouest de Téhéran, où une vidéo authentifiée par l’AFP a montré des manifestants rassemblés malgré la coupure nationale d’internet et la répression en cours.

Dans le quartier de Sadatabad, des habitants frappaient sur des casseroles et scandaient des slogans hostiles au pouvoir, notamment « mort à Khamenei », en référence au guide suprême Ali Khamenei, tandis que des voitures klaxonnaient en signe de soutien, selon cette vidéo.

D’autres images publiées sur les réseaux sociaux ont montré des manifestations similaires ailleurs à Téhéran, tandis que des vidéos diffusées par des chaînes de télévision en persan basées à l’étranger ont montré de nombreux protestataires à Machhad, dans l’est de l’Iran, à Tabriz, dans le nord, et dans la ville sainte de Qom.

Starmer et Friedrich Merz ont condamné « fermement » vendredi « le meurtre de manifestants » et les « violences » commises par les forces de sécurité en Iran, dans une déclaration commune où les trois dirigeants appellent les autorités iraniennes à « faire preuve de retenue ».

« Nous sommes profondément préoccupés par les informations faisant état de violences commises par les forces de sécurité iraniennes et condamnons fermement le meurtre de manifestants », ont écrit les dirigeants français, britannique et allemand, exhortant les autorités iraniennes à « s’abstenir de toute violence et à respecter les droits fondamentaux des citoyens iraniens », alors qu’une vague de contestation défie ces derniers jours le régime de la République islamique, en place depuis 1979.

« Les autorités iraniennes ont la responsabilité de protéger leur propre population et doivent garantir la liberté d’expression et de rassemblement pacifique, sans crainte de représailles », ajoutent le président français, le Premier ministre britannique et le chancelier allemand dans cette déclaration commune.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a averti vendredi que la République islamique ne « reculerait pas » face à cette vague de manifestations, qui se prolonge depuis 13 jours.

Au moins 51 manifestants, dont neuf enfants, ont été tués et des centaines d’autres blessés à travers l’Iran depuis le début de la contestation le 28 décembre, a dénombré vendredi l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège.