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Manifestations en Iran : Donald Trump ne précise pas son intervention

Selon l’ONG Iran Human Rights, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé « la répression la plus violente de l’histoire contemporaine du pays ».


Sur le terrain, la contestation continue de faire des victimes. Selon l’ONG Iran Human Rights, qui a son siège en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. « Ce chiffre est un minimum absolu », précise l’organisation, qui mentionne également plus de 10.000 arrestations. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé « la répression la plus violente de l’histoire contemporaine du pays », appelant Téhéran à y mettre fin « impérativement ».

Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de montrer leur contrôle en organisant une « marche de résistance nationale » ainsi que des funérailles officielles pour plus de 100 membres des forces de sécurité et autres « martyrs » tués.

Shirin Ebadi, lauréate iranienne du prix Nobel de la paix en 2003, a exhorté les États-Unis à mener des « actions hautement ciblées » contre le guide suprême Ali Khamenei et les commandants des Gardiens de la Révolution pour mettre un terme au « massacre des Iraniens ».

Dans la soirée de mercredi, Donald Trump a cependant affirmé que « les tueries prenaient fin » et que les autorités iraniennes n’avaient « pas prévu » d’exécuter des manifestants. Faut-il en conclure qu’une intervention militaire américaine est écartée ? Interrogé par un journaliste de l’AFP, Donald Trump a répondu : « On observera ça et on verra quelle est la suite. »