Manifestation nationale : blessés et échauffourées lors d’une action syndicale calme
Des échauffourées se sont déroulées en marge de la manifestation nationale, qui a rassemblé entre 80 et 100.000 personnes dans les rues de la capitale. Selon la police, « un groupe restreint d’individus s’en est pris au bâtiment de Beobank, situé boulevard du Régent, à hauteur de Madou », ce qui a conduit à une cinquantaine d’arrestations administratives.
Des échauffourées ont eu lieu en marge d’une manifestation nationale qui a rassemblé entre 80 et 100 000 personnes dans les rues de la capitale. Selon la VRT, près de l’ambassade américaine, un groupe d’environ 30 à 50 personnes habillées de noir, portant des masques et des parapluies (ces objets servant à éviter les jets de gaz lacrymogènes) a été identifié par la police comme des activistes d’extrême gauche. Celle-ci est intervenue pour les empêcher de continuer leur marche dans le défilé et a réalisé des arrestations administratives.
Pendant ce temps, d’autres policiers maintenaient les curieux à distance. Des coups de matraque et des gaz lacrymogènes auraient été utilisés, notamment contre des personnes qui filmaient. Des gaz lacrymogènes auraient également été tirés sur les manifestants à la sortie du tunnel Madou.
Fabrizio, 56 ans, qui était sur place parmi des manifestants sans identification particulière, a subi des coups de matraque, causant une ouverture du cuir chevelu et un important saignement à la tête. Il a déclaré à l’agence Belga : « À hauteur de l’ambassade américaine, où se trouvaient de nombreux policiers, un groupe d’agents a traversé le boulevard et a encerclé des jeunes qui manifestaient pacifiquement ». Il a assuré ne pas avoir constaté de dégradations ni de jets de projectiles envers les forces de l’ordre. « Moi et d’autres personnes avons poliment interpellé la police pour leur demander la motivation de leur intervention, ce qui nous a valu des coups de matraque et l’utilisation à bout portant de gaz lacrymogènes », a-t-il poursuivi. « J’ai été blessé à la tête. Des secouristes indépendants m’ont pris en charge et recommandé d’aller me faire examiner à l’hôpital, où il a été constaté que je souffrais d’une ouverture du cuir chevelu, ce qui me vaut un arrêt de travail jusqu’à la fin de la semaine. » Au moins deux autres personnes présentant des blessures similaires ont été également admises à la clinique Saint-Jean, a rapporté Fabrizio.
De son côté, la police a publié un communiqué indiquant : « Vers 12h00, un groupe restreint d’individus s’en est pris au bâtiment de Beobank, situé boulevard du Régent, à hauteur de Madou. Nos services de police sont immédiatement intervenus afin de prévenir tout dégât supplémentaire et de rétablir l’ordre public. » La police a précisé que la situation avait été rapidement maîtrisée et qu’une cinquantaine d’arrestations administratives avaient été effectuées « à ce stade ». L’endroit de cette altercation semble cependant différent de celui où les heurts se sont produits devant l’ambassade américaine, plus loin sur la petite ceinture de Bruxelles. En fin d’après-midi, la police a indiqué qu’elle ne ferait pas de déclaration supplémentaire.

