Ludivine Dedonder revient sur l’affaire Conings: « Je ne suis pas arrogante, mais je ne pense pas avoir commis d’erreur »


Près d’une semaine après la découverte du corps sans vie de Jürgen Conings, la ministre de la Défense Ludivine Dedonder (PS) est revenue sur la chasse à l’homme qui a mobilisé les forces de l’ordre et l’armée pendant un mois.

Dans les colonnes de Het Laatste Nieuws, la socialiste de 44 ans a tout d’abord avoué être « soulagée » de la fin des recherches: « C’est un soulagement pour tous ceux qui ont été menacés« . Tout comme Marc Van Ranst, Ludivine Dedonder a elle-même été placée sous haute surveillance durant toute la durée de la chasse à l’homme.

La ministre a à nouveau pointé du doigt les manquements des services de renseignement dans ce dossier: « Le flux d’informations entre les différents services de sécurité, ainsi qu’entre les services de sécurité et les supérieurs de Jürgen Conings à l’armée s’est révélé très insuffisant. Il y a des gens au sein du renseignement militaire qui n’ont pas transmis la menace que représentait Conings à leurs collègues. Ils ont suivi le dossier Conings comme si c’était une personne lambda. J’attends toujours un rapport de la commission pour tirer de véritables conclusions« , a-t-elle martelé.

Toutefois, Ludivine Dedonder ne veut pas désigner de coupable prématurément, pas même le Général-Major Philippe Boucké, à la tête du Service Général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS).  » Aujourd’hui, je ne vilipende personne en particulier. Si des erreurs ont été commises, nous les sanctionnerons« .

« J’ai hérité de ce chaos »   

Par ailleurs, la socialiste a réaffirmé ne pas avoir fait d’erreur dans cette affaire: « Je ne suis pas quelqu’un d’arrogant, et je suis désolée si j’ai donné cette impression. Mais je ne vois pas quelle erreur j’ai commise. J’ai simplement hérité de ce chaos« . Et de poursuivre: « Un seul parti a demandé ma démission : le Vlaams Belang. A côté de ça, j’ai reçu de nombreux messages de soutien de la part de mes collègues, ce que j’ai beaucoup apprécié« . 

« De toute façon, si je démissionnais maintenant , qu’est-ce que ça changerait ?« , a conclu la ministre de la Défense.